Ils veulent retrouver le soleil

Ce samedi 26 septembre, La Louvière connaîtra pour la sixième fois l’effervescence d’un opéra urbain qui mobilise 650 artistes bénévoles, dont 200 font partie des « Compagnies lunaires », ateliers permanents de danse, de funambulisme ou d’escalade. En partenariat avec Mons 2015.

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Dès la première édition en 2000, la marque de fabrique de Décrocher la lune était sa dimension participative. Le spectacle, conçu par Franco Dragone, est aujourd’hui un véritable projet de ville autour duquel gravitent nombre d’acteurs régionaux du monde culturel et de la cohésion sociale.

La Louvière était une des toutes premières villes candidates à un partenariat avec Mons 2015. Philippe Degeneffe, commissaire général adjoint de la Capitale européenne de la culture, souligne que «  Décrocher la lune est un des événements majeurs de la saison “Renaissance” de Mons 2015 (NDLR : 4e et dernière partie de la programmation) et La Louvière concentre de nombreuses collaborations avec le festival Cinq sur cinq qui se déroule en ce moment et la présence de plusieurs institutions partenaires comme l’Ecomusée Bois-du-Luc, le musée Ianchelevici, le Centre de la gravure et le centre Kéramis ».

La dimension européenne de cette nouvelle édition est pleinement rencontrée avec la participation de sept villes ayant avec La Louvière un accord de jumelage ou un pacte d’amitié : les quatre italiennes Foligno (Ombrie), Pineto et Roseto (Abruzzes) et Aragona (Sicile), la polonaise Kalisz et les françaises Saint-Maur-des-Fossés (en région parisienne) et Eguisheim (en Alsace). Depuis quinze jours, trois délégués de chacune de ces villes s’activent à construire les marionnettes géantes, porte-drapeau de leur ville, qui rejoindront Sancho, le héros louviérois, dans sa quête d’un monde meilleur.

Sous la houlette de la compagnie française « Les Grandes Personnes » et avec l’aide d’une vingtaine de Louviérois, dans une pièce, on fabrique les têtes en papier mâché, dans une autre, les mains à partir de bouteilles en plastique. Ailleurs encore, on soude la structure du corps et on dessine les fesses dodues de « Rosina ». Bientôt, les couturières habilleront « Ma » – imaginée à Pineto, mi-humain, mi-végétal, mi-triste, mi-souriant, mais ni homme ni femme –, « Rosina », « Léonie » d’Eguisheim ou encore « Tati ». Viendra ensuite l’apprentissage de leur manipulation.

Dans d’autres ateliers, des bénévoles manient machines à coudre et aiguilles pour confectionner costumes et accessoires des artistes. Linda Goffin coordonne la fabrication des costumes de quelque 255 clowns lunaires et solaires à partir d’un patchwork de tissus récupérés auprès de l'ASBL Terre qui a fourni 500 kilos de vêtements. De son côté, Shana Razzani a dessiné les costumes des échassiers, d’une dizaine de funambules et des danseurs aériens, ainsi que quelques pièces uniques.

Ce samedi, tous ces artistes formés dans des ateliers ou encadrés par des compagnies professionnelles tenteront une fois de plus de décrocher la lune. Cette fois, leur objectif est de retrouver le soleil et, par l’humour, de mettre d’accord les adeptes du carpe diem et ceux que la misère et la morosité ont abîmés.

 

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