Aujourd'hui et demain Carré 7 à La Louvière, un moral d'acier

Aujourd'hui et demain

Carré 7 à La Louvière, un moral d'acier

FABRIZIO SCHIAVETTO

Le 22 novembre, le bureau d'architectes louviérois Carré 7 a reçu au Heysel une nomination dans le cadre du concours biennal international Acier 2004, dans la catégorie Génie civil. Une distinction récompensant la porte de garde du Blanc-Pain, sur le canal du Centre à grande section, en amont du pont-canal du Sart.

C'est en 1978 que Bernard De Vree, fraîchement émoulu de l'école d'architecture Saint-Luc à Tournai (1976), décide de mettre sur pied le bureau Carré 7. À l'époque, c'était la crise. J'avais le choix : m'expatrier de cette région que l'on a commencé à considérer comme une région sinistrée - une image que l'on traîne toujours - ou me lancer...

J'ai d'abord réalisé de petites maisons. Ce fut une période intéressante, pendant laquelle je n'ai jamais lâché l'architecture contemporaine, même face à la rude concurrence de sociétés qui produisaient entre 300 et 400 maisons par an. Aujourd'hui je me défends. Le contemporain est difficile à faire avaler dans cette région, ici on reste dans le kitsch et la fermette.

Au début des années 1990, Carré 7 se tourne vers la recherche esthétique pour les bâtiments purement commerciaux, à La Louvière et ensuite les bâtiments technico-commerciaux, comme les Laminoirs de Longtain, ou encore les stands lors de salons comme Batibouw. Carré 7 réalisera également l'hôtel Le Lido à Mons et, avec le bureau Aïda International, l'espace Martini, à Bruxelles.

L'ouverture des marchés publics, vers les années 1995-1996, offre de nouvelles perspectives au bureau qui emploie, en fonction des projets, entre quatre et huit collaborateurs : c'est le bâtiment du gazomètre pour la police de La Louvière, les projets à Bois-du-Luc, mais aussi Gabriel Technologies.

Carré 7 ratera de peu le marché du pont-canal du Sart (Bernard De Vree avait proposé un pont en acier), la piscine de La Louvière et le Musée des beaux-arts à Mons.

On va finir par me voir comme le Poulidor de l'architecture, sourit l'architecte de 53 ans, créateur de la porte de garde de la caserne des pompiers de La Louvière, de l'Écomusée régional du Centre ou encore de la salle Adamo à Bois-du-Luc. D'autres projets sont en cours, comme la transformation de la maison du Peuple de La Louvière en maison du tourisme et des associations. D'autres sont en réflexion, comme la construction du complexe cinéma louviérois (PCA Boch), le Musée Gilson et un projet futur d'urbanisation complète de 250 logements dans le centre-ville.·