Bruxelles «Street Sharing» interpelle le conseil Pour une ville plus vivable

Bruxelles« Street Sharing» interpelle le conseil

Pour une ville plus vivable

MARTINE DUPREZ

Un vélo, un couple de piétons, un tramway, un cavalier ou encore un enfant jouant au ballon se détachent en blanc sur fond bleu. C'est le nouveau panneau de signalisation imaginé par l'association « Street Sharing ». Son credo : une ville débarrassée de la circulation automobile, une ville où il fait bon vivre.

Ce lundi après-midi, l'association interpellait le conseil communal de la Ville de Bruxelles sur sa politique de mobilité dans le Pentagone. Cette coalition a placé la mobilité parmi ses priorités, a développé le porte-parole de « Street Sharing », Jean-Noël Gobron. Mais le plan communal des déplacements se contente simplement d'une meilleure canalisation de la circulation. Il n'envisage pas une diminution du trafic automobile, comme le font d'autres villes et communes en Belgique.

Bruxelles, la ville qui rime avec files, insécurité routière, bruit, pollution de l'air, problèmes de santé..., « Street Sharing » n'en veut plus. Auto Stop, c'est le slogan, de l'association qui a rédigé une plateforme de revendications.

Afin de rendre la ville à nouveau plus vivable, l'association demande que le plan de mobilité pour le Pentagone suive les lignes de forces suivantes : la suppression du trafic de transit, 50 % de voitures en moins au centre-ville pour octobre 2006, des transports en commun plus nombreux, plus fréquents et accessibles à tous, la protection des quartiers d'habitation et le réaménagement systématique de l'espace public au profit des piétons, cyclistes et usagers des transports en commun.

Au cours d'une véritable logorrhée, le bourgmestre Freddy Thielemans a confirmé les intentions de la Ville : Nous voulons réduire la surface utilisable par les véhicules automobiles. Dire que nous n'avons rien fait, c'est un peu court. Nous avons instauré des contresens bus, nous allons procéder à la mise en place de plusieurs zones 30.

Et le bourgmestre de poursuivre : Nous réfléchissons à une série de sites propres pour les trams. Les boulevards du centre sont aussi dans le collimateur. Nous avons demandé à la Stib de relayer les différents parkings publics. Nous discutons d'un billet combiné coût du parking et ticket Stib.

En attendant ces mesures concrètes, « Street Sharing » convie le public à une « Street Sharing Party », le dimanche 5 mai à 17 heures, place de la Bourse, histoire de donner vie à leurs revendications.·