Cambron - Maison d'édition « La queue qui remue le chien »... à dessein

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Cambron - Maison d'édition

« La queue qui remue le chien »... à dessein

VALÉRY SAINTGHISLAIN

L'illustration, c'est tout à la fois son métier, son art et sa passion. Diplômée de l'Ecole supérieure des arts plastiques et visuels (ESAPV) de Mons - elle y donne d'ailleurs cours -, Muriel Blondeau vient de publier chez Casterman « Monstrueuse Parade » dont son mari Philippe Foerster, auteur de BD, a signé le scénario. Mais la palette des activités déployées par cette illustratrice vient de prendre encore un peu plus d'ampleur depuis que l'artiste basée à Cambron-Saint- Vincent vient de lancer une nouvelle maison d'édition baptisée « La queue qui remue le chien ».

Je trouvais ça drôle et décalé. Ça ne laisse en tout cas personne indifférent, dit-elle pour expliquer l'origine de ce nom bizarroïde breveté auprès de la bibliothèque royale. J'imaginais un de ces vieux cabots, courts sur pattes. Quand ils sont contents, c'est tout leur corps qui tremble. Voilà pour le nom. Et pour l'objet ? Je me suis rendu compte qu'il était difficile de trouver des éditeurs dans le domaine de l'illustration, reprend Muriel Blondeau. Or, pour qu'un dessin existe, il faut le faire sortir de l'atelier. Sans la reconnaissance publique, il n'est rien. C'est ça qui m'a poussé à monter cette maison d'édition.

L'intéressée n'a pas entamé cette démarche égoïstement. Elle la voulait altruiste, tournée vers d'autres artistes. Muriel Blondeau a réinvesti l'argent versé par Casterman pour son album dans le lancement de sa micromaison d'édition. Le numéro un vient de sortir. Dans un livret-boîtier plastifié en forme de... Doggy Bag (ça ne s'invente pas), douze artistes parmi lesquels Michel Jamsin, Eric Ledune, Olivier Leloup ont laissé vagabonder leur imagination au gré du thème « la queue qui remue le chien ».

Collage, photocopie, infographie, photo, encre de chine, litho ou sérigraphie, chacun y est allé à sa façon. Le deal, c'était qu'ils me livrent tous 30 exemplaires numérotés de leur illustration. Et moi, je me chargeais de la diffusion. Le but n'est pas de faire de l'argent mais de se faire plaisir en faisant plaisir. Chaque numéro de la collection « Doggy Bag » sera couplé à une exposition (1).

Lors du vernissage, ces doggy bags se sont vendus comme des petits pains, à la grande surprise de Muriel Blondeau qui songe déjà au prochain numéro. Il pourrait s'agir d'échange entre étudiants en gravure de l'ESAPV et de La Cambre, confie la fondatrice. Et sans doute sur le même thème puisque tout le monde m'a dit que le chien était un sujet artistiquement porteur.·

L'expo est encore visible jusqu'au 27 décembre à la galerie « La Tâche d'argent », rue d'Havré, 48 à 7000 Mons. Infos sur la maison d'édition au 068.45.44.16 ou via l'e-mail muriel.editions@versateladsl.be

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