WALIBI S'EXPORTE EN FRANCE

Walibi

s'exporte

en France

Walibi-bi-bi, ils en sont ba-ba... Tandis qu'il atteignait 3.500.000 unités chez nous, le nombre des visiteurs de parcs d'attractions n'était en France que de 2.500.000 en 1987. Raison suffisante, estime Walibi, pour exploiter un potentiel de croissance qui paraît fabuleux à l'échelle de la capacité de développement touristique de ce pays: 3 à 4 millions de visiteurs prévus en 1990 dans les trois parcs que comptera à ce moment la région parisienne (Mirapolis, Astérix et Mer de sable); 1 million en Lorraine (Schtroumph Land) et 2 millions dans le Sud (Avenir land, Zygofolys et O.K. Corall). Cela, sans compter les 10 millions de «passionnés» que Euro Disney entend accueillir en 1992, à Marne-la-Vallée, à l'est de Paris.

Aussi la société belge vient-elle, voici quelques semaines à peine, de préciser deux nouveaux projets d'investissement en France portant, ensemble, sur un total d'environ 200 millions de FF ou 1.200 millions de francs belges.

D'initiative essentiellement privée, le premier se situe à Dijon et devrait prendre corps en 1991. Le second, réunissant des capitaux mixtes, est prévu à Agen, à mi-chemin entre Toulouse et Bordeaux. Il arriverait à maturité en 1992. Dans l'un et l'autre cas, c'est Walibi qui prendra la direction des opérations, tout à la fois ensemblier, opérateur et exploitant.

A Agen, un protocole d'accord a été signé entre la société belge et les instances publiques régionales. Ces dernières s'engagent à financer la moitié de l'investissement, soit 50 millions de FF, Walibi prenant la tête d'un consortium franco-belge qui se porte fort pour un montant identique. Le parc s'étendra sur 35 hectares en première phase. Le coup de pioche initial devrait être donné dans le courant de l'an prochain.

A Dijon, en revanche, sur un site de 35 hectares également mis à la disposition du projet par les pouvoirs publics qui se chargent de l'équipement de base, Walibi s'alliera principalement au Crédit Lyonnais et à la Compagnie Lyonnaise des Eaux. La société belge, en fait n'interviendra qu'à concurrence de 16 % dans le coût du premier investissement actuellement estimé à 95 ou 100 millions de FF, soit plus ou moins 600 millions de FB.

Walibi n'en est pas à son coup d'essai sur le marché français. En 1981, elle avait été appelée en renfort par «Avenir land», un parc d'attraction modeste implanté au centre de la région Rhône-Alpes. C'est à «Avenir land» que Walibi a testé son premier parc aquatique en 1986, prédécesseur de Aqualibi ouvert un an plus tard en Belgique. Outre les 200 millions de FF à investir à Agen et Dijon, un plan de développement portant sur 80 millions de FF étalé sur deux ans a démarré cette année-ci aux Avenières.

G. D.