LA QUARANTE-QUATRIEME SAISON DU THEATRE DE POCHE SOUS LE SIGNE DE L'AUSTERITE

La quarante-quatrième saison du Théâtre de Poche

Sous le signe de l'austérité

Précédée des «Premières rencontres» (lire notre supplément MAD de mercredi prochain), la 44e saison du Théâtre de Poche, composée seulement de deux créations et trois reprises, débutera le 27 septembre à l'occasion de la fête de la Communauté française. C'est une programmation «minimale» que nous propose le Poche cette année. Roland Mahauden, directeur, justifie cet état de fait par le plan d'apurement mis en place, condition sine qua non à la reconduction du contrat-programme.

Le théâtre de Poche ouvrira sa saison avec «Tu ne violeras pas», la première création. Déjà présenté cet été dans le cadre du festival de Spa, coproducteur, ce spectacle de société s'accorde parfaitement avec l'esprit du théâtre. Roland Mahauden s'est d'ailleurs plu, lors de la conférence de presse, à rappeler les missions qu'il s'est fixées en reprenant la direction du Poche, voici quatre ans : faire du théâtre un lieu de prise de conscience et assurer un rôle pédagogique. On ne s'attardera pas davantage sur cet excellent spectacle monté par Wajdi Mouawad avec une série de tout jeunes comédiens, dont nous venons de rendre compte dans le cadre du festival de Spa (nos éditions du 19 août). (Du 27 septembre au 4 novembre.)

Avec «Le grand retour de Boris Spielman», on retrouvera Serge Kribus, découvert pour beaucoup l'an dernier au théâtre Le Public. Jeune auteur prometteur, Serge Kribus a été récemment primé pour cette pièce dans le cadre des rencontres «Paroles d'Auteurs» tenues au Théâtre de l'Est Parisien.

A la demande de Roland Mahauden, il a retravaillé le texte de sa pièce. C'est cette deuxième version qui sera présentée en première mondiale au théâtre de Poche. Mis en scène par l'auteur - et Layla Nabulsi - et interprété par... Serge Kribus - et Gilles Segal -, ce spectacle raconte l'histoire des relations tumultueuses entre un père et son fils, entre affection profonde et querelles régulières. (Du 14 novembre au 16 décembre.)

Après ces deux créations, trois reprises. «L'art d'aimer» d'Ovide, adapté par notre confrère Michel Grodent et mis en scène par Roland Mahauden (janvier/février 1996), les increvables «Videurs» de John Godber dans la mise en scène de Richard Lewis (mars/avril) et enfin «The Naked Man» d'après l'oeuvre de Bukowski, adapté et mis en scène par Christian Leblicq (mai). Trois gros succès publics qui après avoir largement tourné reviennent à Bruxelles.

Il n'est cependant pas exclu qu'une troisième création soit mise sur pied : cela dépendra, dit Mahauden, des recettes...

St.