Attert - Une belle expérience vécue sur le terrain durant six mois et déjà de nouveaux projets pour l'ASBL Jayandra Mission d'entraide au Népal

Attert - Une belle expérience vécue sur le terrain durant six mois et déjà de nouveaux projets pour l'ASBL Jayandra

Mission d'entraide au Népal

* Durant six bons mois, huit jeunes Attertois et Bruxellois ont vécu au Népal, dans un but humanitaire. Ils sont de retour, mais pour mieux repartir.

JEAN-LUC BODEUX

Voici six mois, huit jeunes Bruxellois et Attertois ont quitté la Belgique pour une mission d'entraide au Népal. Un pays qui était à l'époque sous les feux de l'actualité, à la suite de la livraison d'armes de la FN au gouvernement népalais. Une vente qui entraîna d'ailleurs la démission de la ministre Alvoet.

Ces jeunes gens sont depuis peu de retour au pays. L'occasion de dresser un portrait de leur association, l'ASBL « Jayandra » et de faire le point sur six mois vécus à des milliers de kilomètres d'ici, dans un tout autre cadre.

C'est en septembre dernier que l'ASBL a été créée à Attert, dans la foulée d'un premier voyage en 2001-2002, pour une partie des participants. Cette initiative est le fruit d'une réflexion commune sur les problèmes sociaux actuels de notre monde, sur l'intérêt du partage et de l'échange entre les communautés. Elle se fonde sur le respect, la tolérance et l'entraide entre les hommes de ces deux pays si éloignés et si différents.

Un idéal ? Peut-être. Mais toujours est-il qu'avec l'argent récolté ici, avant le départ, quelques projets ont pu être initiés dans le village montagneux de Madredhunga. Et déjà, un nouveau projet, plus important, fermente : la réalisation d'un orphelinat, car les enfants des villages doivent pour l'heure être recueillis dans des structures en ville.

Voilà six ou sept mois, il y avait certaines craintes en Belgique, vu la situation décrite au Népal. C'est vrai qu'on est parti sans trop savoir à quoi s'attendre - l'association de Braine-l'Alleud qui travaille là-bas a d'ailleurs préféré rester en Belgique cette fois - mais hormis une présence militaire renforcée partout en ville, par crainte d'exactions maoïstes, on n'a pas connu de problèmes, note la troupe composée de Bart Roose, Yannick et Gaël Delabie, Mathieu Maes, les Bruxellois, et de Christophe Pels, Jean-Pascal Léonard, Michaël Flock et Céline Reisdorf, les Attertois). Il n'y a plus de consulat belge au Népal et à notre arrivée, l'ambassade française nous avait conseillé de nous présenter partout comme des Français. Il y avait donc une psychose mais c'était non fondé. Les touristes sont laissés tranquilles. Et dans les villages, on entend parler de maoïstes, mais on n'en voit pas. Toujours est-il que notre personne de contact dans le village, l'instituteur qui joue un peu le rôle du bourgmestre, avait gagné la ville de peur de représailles annoncées. On a donc dû faire sans lui pendant près de trois mois, ce qui ne fut pas évident au départ, car les autres villageois se demandaient un peu ce que nous voulions. Il y avait de surcroît la barrière de la langue.

Le groupe belge est arrivé au Népal en période des récoltes (maïs, haricots, pois, millet). Tout à la main, à la serpette. Ce fut très dur et là, on n'a pas vraiment eu le temps de mettre en route nos projets. En tout cas de les susciter, puisque nous avons été là-bas pour aider, en fonction des souhaits des villageois, et surtout pas pour imposer.

Puis peu à peu, les projets se sont mis en route : la réalisation d'une conduite d'eau qui amène l'eau des hauteurs de la montagne jusqu'au village, le financement et la construction d'un pont en bois qui était un danger permanent pour les habitants d'un village voisin, le financement des frais médicaux d'une gamine atteinte de polio. Et surtout, la préparation du projet orphelinat pour lequel l'ASBL cherche désormais des fonds ici. Car c'est clair, ces huit Belges retourneront au Népal en septembre, pour poursuivre leur projet d'entraide, dans une région qui fascine, où tout est différent.·

L'association organisera diverses activités dans les semaines à venir, pour récolter des fonds pour le projet orphelinat. Contact ASBL Jayandra, 62 rue des Champs mêlés, 6717 Post (Attert) 063/21.84.20 ou Mikflock@hotmail.com ou 0496/70.26.38, après 19 h. Site : www.nepalproject.be.tf