Théâtre Audace du Jeune Théâtre d’Appoint : La Guerre des Boutons rejouée à Jauche

Quelques mois après les adultes, les jeunes du Théâtre d’Appoint ont fait connaissance avec la Maison de l’Entité. Cet espace communal jauchois accueille, en effet, La Guerre des Boutons, dont la première des sept représentations était prévue vendredi soir.

À la barre, on retrouve Catherine Picalausa, 24 ans. Un nom qui n’est pas inconnu aux habitués du Théâtre d’Appoint : la demoiselle y a fourbi ses premières armes avant d’aller étudier à l’IAD et à l’INSAS avec l’espoir de devenir pro. 2009 avait déjà vu son retour comme assistante de la metteuse en scène. Douze mois plus tard, la voilà seule aux commandes !

« Je me suis timidement proposée… et la troupe a décidé de me faire confiance, se rappelle Catherine Picalausa. Mais j’avoue qu’à l’époque, je me suis lancée sans me rendre compte de l’ampleur du travail qui m’attendait… »

C’est que l’intéressée a d’abord mis du temps pour trouver la pièce qui conviendrait à son groupe de treize adolescents. C’est finalement par hasard qu’elle est tombée sur La Guerre des Boutons, un livre qu’elle avait lu deux ans auparavant : « Je l’ai feuilleté et j’ai eu un flash. C’était l’histoire parfaite avec un thème central – la lutte entre deux clans – universel ! Le problème, c’est qu’il n’en existait qu’une adaptation et qu’elle ne convenait pas pour diverses raisons. J’ai donc décidé d’en créer une moi-même. »

Livre en main et aidée du film de 1969, la jeune metteuse en scène s’est vite aperçue qu’elle avait placé haut la barre, car il fallait réactualiser une partie du vocabulaire utilisé par les Longevernes et les Velrans : « J’apportais les scènes à raison d’une ou deux à chaque répétition. Ce sont les ados et leurs réactions enthousiastes qui m’ont encouragée à continuer mon écriture. »

Des jeunes qui ne cachent pas combien ça leur a plu de travailler sous la direction de Catherine Picalausa. Il faut écrire que cela ne fait pas longtemps qu’elle a quitté le JTA : « J’ai encore joué avec Elise Gabriels, qui est toujours là. Et si c’est face au public que je préfère me trouver, j’apprécie la mise en scène. Surtout avec les ados. J’aime leur énergie, les voir évoluer, les inciter à ouvrir les épaules, à lever le regard. Tout ça, ça me fait trop plaisir ! »

Renseignements au 02-303 71 52 ou via le site www.theatredappoint.be.