Syrie Un double attentat-suicide fait 40 morts et 150 blessés : Un drame survenu à point nommé

Journaliste au service Culture Temps de lecture: 2 min

Quarante morts, environ 150 blessés, tel est – selon l’armée et le ministère syrien des Affaires étrangères – le bilan d’un double attentat-suicide à la voiture piégée commis vendredi en milieu de matinée à Damas, et dont l’annonce dans le contexte syrien laisse perplexe : il se produit exactement au moment où les premiers observateurs étrangers dépêchés par la Ligue arabe se déploient dans le pays.

Le double attentat visait apparemment des bâtiments de la sécurité et des services de renseignements militaires: ces derniers parlent d’une « charge explosive de 300 kg » pour l’un des deux kamikazes, et pointent du doigt un « projet étranger contre la Syrie ». D’ores et déjà – mais sans revendication connue –, la télévision officielle syrienne parle d’un acte posé « par Al-Qaïda », cependant que le gouvernement voit dans ce drame la confirmation d’un lien entre insurrection et terrorisme : « Nous l’avons dit depuis le début », souligne ainsi le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Mekdad dépêché sur les lieux du drame. L’opposition, elle, dénonce un coup fourré : le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d’opposition, a imputé au régime la « responsabilité directe » des deux attentats.

Faux-semblants et dissimulations

Que faut-il en croire ? Les Etats-Unis « condamnent avec la plus grande vigueur les attentats » : rien ne peut « justifier le terrorisme d’aucune sorte », a commenté avec prudence le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner. L’essentiel pour Washington est que la mission des observateurs de la Ligue arabe « se poursuive sans entraves. »

La France se montre elle aussi très prudente quant aux circonstances de la double attaque : « Nous n’avons pas encore de précisions sur l’origine des attentats », a déclaré lors d’un point-presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français Bernard Valero. Dans le pire des cas, ces attentats auraient-ils pu être échafaudés par le régime lui-même pour justifier la répression ? La France se dit « très préoccupée par les informations faisant état de manipulations orchestrées depuis plusieurs jours par Damas pour maquiller la réalité de la répression, notamment en transférant des prisonniers politiques dans des lieux de détention secrets (...) Bachar al-Assad se trompe s’il croit encore pouvoir abuser la communauté internationale par des faux semblants, des dissimulations ou par des atermoiements ».

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