Instruction judiciaire pour le bourgmestre de Ganshoren

Hervé Gillard fait l’objet d’une plainte pour abus de confiance et abus de biens sociaux.

Temps de lecture: 2 min

Le bourgmestre de Ganshoren Hervé Gillard (MR) fait l’objet d’une plainte déposée pour abus de confiance et abus de biens sociaux, a confirmé jeudi le parquet de Bruxelles à la suite d’informations parues le matin dans La Dernière Heure. Une instruction judiciaire a été ouverte à la suite de cette plainte, et le bourgmestre a été entendu par la justice le 5 mars. Informé de l’affaire, le président du MR Olivier Chastel a rapidement réagi en indiquant qu’il souhaitait que le bourgmestre soit convoqué devant le Conseil de conciliation et d’arbitrage du MR « afin d’envisager les suites à réserver à ce dossier ». Hervé Gillard devrait être entendu par son parti dès ce vendredi.

Selon nos informations, le Premier ministre Charles Michel lui-même aurait rencontré les instances bruxelloises du parti et déjà envisagé de demander à Hervé Gillard de « faire un pas de côté » dans l’attente d’une clarification. Olivier Chastel tient toutefois « à rappeler le principe de la présomption d’innocence. A ce stade, il s’agit d’une information judiciaire. Hervé Gillard n’a pas été inculpé », a souligné le parti dans un communiqué.

Extrême fragilité mentale

La plainte déposée contre Hervé Gillard concerne, selon la D.H., une dame de 83 ans qui aurait donné de la main à la main durant deux ans une somme de mille euros chaque mois à Hervé Gillard, à partir de 2007. Lors de la campagne électorale pour les communales de 2012, la dame aurait également donné par deux fois 10.000 euros à Hervé Gillard « pour l’aider à faire campagne », selon nos confrères, qui se basent sur le compte-rendu d’une audition de la présumée victime par la police judiciaire fédérale qu’ils paraissent avoir pu consulter. En échange de quoi la dame aurait été inscrite comme candidate aux élections communales sur la liste du MR, semble-t-il en huitième position. Elle aurait décroché 61 voix, et n’aurait pas été élue.

Selon nos confrères, la victime est désormais sans le sou, dans un état d’extrême fragilité mentale, et aurait de ce fait été placée sous administration provisoire. Elle s’apprêterait à aller vivre en maison de repos.

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