Evi Van Acker: «Je n’aimerais pas tomber dans l’eau du port!»

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De tous les futurs sélectionnés belges pour les Jeux de Rio, Evi Van Acker est sans doute celle qui connaît le mieux les lieux des prochains JO. Depuis 2013, la médaillée de bronze des Jeux de Londres y a séjourné à cinq reprises, notamment ces dernières semaines, en compagnie de son équipière Emma Plasschaert, pour y disputer de nouvelles épreuves tests et s’entraîner sur les différents circuits des futures compétitions olympiques, dont encore cette semaine, où elle a remporté la Semaine internationale de la voile. De quoi avoir un avis pertinent sur la question.

Evi, depuis 2013, quels sont les changements les plus marquants que vous avez constatés à Rio au fil des ans ?

Nous logeons trop loin du village olympique (situé dans le quartier de Barra) pour pouvoir évaluer les progrès réguliers enregistrés de ce côté de la ville. Nous y sommes passés il y a deux semaines et nous avons toutefois constaté que l’on s’activait dans la construction du village, des stades et des routes. En ce qui concerne le port olympique, on n’a commencé à y travailler qu’il y a quelques mois. C’est actuellement un énorme chantier ! Mais on voit que ça s’active.

Avez-vous l’impression que dans certains domaines, on risque d’être un peu « juste » pour être prêt le jour J ?

Je peux difficilement m’exprimer sur ce sujet, mais je pense que ça ira. Il y a un an, nous étions également venues pour une épreuve test et rien n’était prêt une semaine avant la course ; lorsque les régates ont débuté, tout était parfaitement en ordre. Je n’ai pas l’impression que tout sera prêt 3 mois avant le début des Jeux, mais tout le monde travaille d’arrache-pied, ce qui me fait penser que tout sera OK.

On a beaucoup parlé de votre sport, la voile, et des dangers qu’il représentait à Rio en raison de l’extrême pollution des eaux dans lesquelles se déversent les égouts de la ville. Qu’en est-il exactement ?

Il y a eu, effectivement, beaucoup de discussions autour de la qualité de l’eau dans la baie de Guanabara. Quand on la quitte (trois de nos circuits se trouvent en mer), l’eau est très propre ; dans la baie, je dois avouer que la situation est bien meilleure qu’il y a 3 ans, même si on y rencontre encore quelques déchets à la dérive, comme des sacs en plastique. Mais là aussi, on travaille d’arrache-pied, notamment à l’aide de bateaux ECO qui collectent les immondices. Dans le port, en revanche, l’eau reste très sale et je n’aimerais pas y tomber de mon bateau ! Cela dit, j’ai séjourné ici plusieurs mois et, pour l’instant, je n’ai jamais été malade. Pourvu que ça dure !

Rio est-elle une ville dangereuse ? Avez-vous déjà été confrontée à des problèmes de sécurité ?

Rio est effectivement considérée comme une ville dangereuse, mais il y a des endroits tout à fait sécurisés. Jusqu’à présent, pour ce que je sais, cinq de mes “collègues” en voile ont déjà été agressés. Personnellement, cela ne m’est heureusement pas encore arrivé. Nous séjournons dans un quartier sûr et nous prenons les mesures qui s’imposent. Nous ne sortons jamais seuls le soir, nous ne portons aucun objet de valeur et nous évitons les quartiers dangereux. Il ne sert à rien de tenter le diable.

A un an du début des Jeux, sentez-vous la température monter ? L’« ambiance olympique » est-elle en train de gagner Rio ?

Nous avons très peu de contacts avec la population locale. Nos journées consistent à travailler en salle de fitness, à être sur l’eau, à manger et à dormir ! Ce que je constate, c’est l’enthousiasme et la sollicitude à notre égard des gens qui travaillent au port. Ils sont visiblement ravis que nous soyons là. Je n’ai aucune crainte quant à l’ambiance qui régnera l’an prochain. Les Brésiliens sont des fous de sport et de grands supporters !

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