Modrikamen: «Un nouveau parti? Pourquoi pas Droite populaire?»

Des rumeurs font état d’un rassemblement des petits partis et groupuscules à la droite de la droite, à commencer par le Parti populaire et La Droite. Mischaël Modrikamen, président du PP : « Je ne ferme aucune porte, mais rien n’est fait ».

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

La droite de la droite ne décolle pas vraiment chez nous – côté francophone s’entend, la Flandre, elle, n’attend pas – le succès du FN en France ravive les flammèches et les appétits, et tous, à cette extrémité de notre échiquier politique, s’interrogent : pourquoi pas nous ? Et aussi : les petits partis et autres groupuscules en suspension ne devraient-ils pas se réunir, et tenter de constituer une force politique compétitive électoralement ?

On en est loin. Mais dans la droite extrême, ils piaffent. La Libre évoquait vendredi un possible rapprochement entre deux composantes les plus substantielles, le Parti populaire de Mischael Modrikamen et la Droite d’Aldo Mungo (notez : le second est le produit d’une dissidence du premier…). En l’occurrence, Mungo a appuyé, vendredi toujours, dans un communiqué très affirmatif : «  Un consensus s’est dégagé pour que l’objectif de la fusion envisagée aboutisse à la création d’un nouveau parti doté d’un nouveau sigle, de nouveaux statuts, de nouvelles instances dirigeantes et d’un programme renouvelé  » .

C’est plié ? Pas si vite. Mischaël Modrikamen recadre pour nous : « Je pars d’un constat : la dispersion n’est pas une force, l’heure est grave en Europe et en Belgique, et requiert l’émergence d’une formation politique qui pèsera enfin dans la balance. En ce sens, oui, il y a des contacts, des rencontres, peut-être pour un rassemblement sous une forme ou une autre, de la fusion au cartel en passant par des alliances, tout cela reste à déterminer, le processus n’a pas abouti, pas encore, il ne faut pas présumer à ce stade ».

Le président-fondateur d’un PP qu’il décrit en « navire amiral » de l’hypothétique armada conservatrice, ponctue : « Le jeu reste ouvert, je ne ferme aucune porte ». En cas de fusion, quel nom pour le « nouveau » parti ? « Pourquoi pas Droite populaire ? Bon, je dis cela, mais c’est un exemple, nous avons envisagé plusieurs formules, je n’en dirai pas plus, et rien n’est joué, je l’ai dit ». Suspens (très) à la droite de la droite, qui lorgne la « dynamique Le Pen ».

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
La UneLe fil info Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une