L’assurance au kilomètre: un bon plan, sous conditions

Si vous roulez assez peu et évaluez correctement votre kilométrage, ce type de contrat peut vous faire économiser des sous.

Rédacteur en chef adjoint Temps de lecture: 3 min

L’assurance auto au kilomètre existe depuis onze ans en Belgique et y connaît un joli succès. En témoignent les 115.000 contrats souscrits auprès du numéro 1 du secteur, Corona, l’assureur direct qui a fait des émules parmi ses concurrents. Mais est-ce un type d’assurance vraiment intéressant pour tout le monde ? Explications.

Tous les assureurs ou presque

Attention, il y a assurance au kilomètre et assurance au kilomètre… Toutes les autres compagnies ou presque, d’Axa à CBC en passant par Ethias, Touring ou P&V, ont suivi le mouvement et proposent aujourd’hui des réductions pour les clients qui roulent peu. À titre d’exemples, chez Ethias, l’assureur promet une réduction de 15 % sur la RC des automobilistes qui roulent moins de 10.000 km par an ; chez Touring, c’est -20 % pour ceux qui parcourent moins de 15.000 km ; et chez Axa, on monte à -40 % pour moins de 8.000 km annuels. Un bon conseil donc, avant de poursuivre : vérifier déjà que votre contrat actuel est bien adapté à l’usage que vous faites de votre voiture. Pour Corona Direct, ces réductions forfaitaires ne suffisent pas pour parler de véritables contrats d’assurance au kilomètre. « Chez Corona, vous payez votre consommation selon le nombre de kilomètres réellement parcourus, comme on paye sa facture de gaz ou d’électricité », nous explique Philippe Neyt, directeur commercial. « Le prix final correspond exactement à votre kilométrage. Et nous sommes le seul assureur à procéder de la sorte. » La société, qui promet des réductions jusqu’à 50 % pour des clients qui roulent très peu et annonce des réductions intéressantes jusqu’à 25.000 km annuels, s’est basée sur plusieurs études internes, qui montrent une corrélation entre le nombre de kilomètres parcourus et le risque d’être impliqué dans un accident.

Honnêtes

Le montant d’une prime chez Corona est composé d’une partie fixe et d’une partie variable. Cette dernière est basée sur les kilomètres parcourus. Si, à la fin de l’année, le nombre de kilomètres parcourus est inférieur aux prévisions du client, celui-ci est remboursé au prorata. Si, à l’inverse, il a roulé plus que prévu, il paiera la différence sur base d’un coût par kilomètre connu à l’avance et indiqué clairement dans le contrat. L’année suivante, la prime sera calculée sur base des kilomètres de l’année précédente. D’autres facteurs sont évidemment pris en compte pour fixer la prime, comme la valeur du véhicule ou le passé du conducteur, mais le kilométrage est déterminant. « Il est logique qu’un conducteur qui coûte moins à un assureur débourse également un montant inférieur pour assurer son véhicule », explique Corona. Concrètement, au moment de la conclusion du contrat, l’assureur demande le kilométrage du nouveau client et le refera à chaque anniversaire du contrat. Le client peut fournir cette information par courrier, téléphone ou en ligne. Aucun contrôle n’est effectué. « Nous faisons confiance à nos clients », explique Philippe Neyt. Voilà que se profile une autre condition pour bénéficier des avantages de l’assurance au kilomètre : ne pas… mentir. « Nous ne vérifions pas les déclarations de nos clients, sauf en cas d’accident. Là, un expert contrôle le kilométrage réel pour voir si les conditions du contrat sont respectées. En dix ans, nous n’avons heureusement pas constaté de kilométrages complètement incontrôlés », jure Philippe Neyt. Mais s’il s’avérait qu’un client a sciemment fraudé ? « On couvrirait les dégâts qu’il a causés à des tiers, mais on pourrait se retourner contre lui, et l’exclure. » Donc, on résume : pour bénéficier des meilleurs avantages de l’assurance au kilomètre, il faut rouler peu et évaluer correctement son kilométrage, sans tricher. Bonne route !

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