Accueil

Le virus déteste

la déconnade

Le président de la République a annoncé le 16 mars

que le deuxième tour des élections municipales

est reporté à une date inconnue. Et si on chantait ?

Article réservé aux abonnés
Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Qui aurait imaginé qu’une République démocratique réussirait ce que même la plus intraitable des dictatures n’a jamais tenté : assigner la totalité d’une population à résidence ?

Lorsque j’allais remplir mon devoir électoral à l’occasion d’un scrutin fantôme à deux tours sans deuxième tour (comme une valse à trois temps sans troisième temps), une femme s’exclama : « Au moins, pour l’instant, de l’isoloir on peut en sortir. » Désormais on ne peut plus. Une autre, en glissant son bulletin dans l’urne, renchérit : « Bientôt, c’est nous qu’on mettra sous enveloppe ! » C’est fait ! Bientôt on sera timbré.

Donc, nous voilà tous condamnés à rester chez nous, alors que la vie sociale consiste, normalement, à nous en faire sortir. En fonction de quoi, ceux qui n’ont pas de chez-eux ne sont plus des SDF, mais des hors-la-loi. Pour certains, rester chez soi à deux, c’est une double peine.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
La Une Le fil info Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs