DEBAT D'A2, DU NEUF: MARDI SOIR TOUT SIMPLEMENT. LES NOUVEAUX DOSSIERS DE BILALIAN

Débat d'A 2, du neuf: «Mardi soir», tout simplement

Les nouveaux dossiers de Bilalian

Les Dossiers de l'écran refermés, A 2 fait monter au créneau Mardi soir, une soirée confiée à Daniel Bilalian. Pour nous, Belges, rien de neuf dans le concept de ce nouveau talk-show puisqu'il ressemble, trait pour trait dans sa forme et dans ses intentions, à l'ertébéen «Ecran témoin» new look. En public, avec moins d'invités, avec des gens qui vivent des situations, illustré de documents et toujours introduit par un film. Daniel Bilalian aurait-il dans son agenda, le téléphone privé de Françoise Vandemoortel?

L'ancien présentateur-procureur de «Stars à la barre», gentiment surnommé «Bil» par ses collaborateurs, nous parle du concept de son «Mardi soir».

- C'est plus facile de le démontrer à l'antenne que de le décrire avant. À partir du moment où il y a un articulation film-émission, on a tendance à penser que ce n'est pas différent de ce qui a précédé. À savoir «Les Dossiers de l'écran». La différence essentielle sera que le film ne conditionne pas le débat mais le débat est illustré par le film. Le film n'est là que pour entrer dans l'ambiance. Nuance!

- Quelle en est l'idée forte?

- L'idée principale sera de faire s'exprimer à la fois des gens qui vivent une situation et des gens qui réfléchissent sur ces problèmes vécus par d'autres. De la rencontre de ces deux types de personnes jailliront peut-être des étincelles intéressantes.

- «Mardi soir» fait face à «Ciel, mon mardi!»...

- Oh, ce n'est pas la première fois que je m'y frotte. C'était déjà le cas de «Stars à la barre». Cela reste un challenge intéressant. Les résultats que l'on obtiendra dans cette soirée du mardi, la plus dure de la semaine, auront une vraie signification.

- Sera-ce un débat spécifiquement «service public»?

- Non, la Une fait des débats sans être un service public. Moi, je fais «Mardi soir» dans un esprit tout simple, celui d'être intéressant. L'esprit «service public», je ne l'ai jamais rencontré... j'ai seulement rencontré des gens qui en parlaient très bien. L'expression n'est pas vide de sens mais à partir du moment où la télé de service public est en concurrence avec le privé, cela devient une entreprise publique. Si on est une entreprise, on se comporte comme tel.

- Dans quel cadre se déroulera l'émission?

- La lumière sera très importante et le lieu fera penser à l'«Elysée-Montmartre». Avec ce côté salle de billard en plus grand, salle de boxe aussi.

- Le premier thème traité?

- Le problème des enfants qui vivent seuls avec un de leurs parents célibataires, séparés ou divorcés. Ils sont à peu près trente pour cent en France.

- C'est un sujet qui vous concerne personnellement?

- Non, je suis dans le cas des soixante-dix pour cent restants.

FERNAND LETIST

«Mardi soir», A 2, 22 h 30.