Des Lensois dignes du stade de France Près de 80.000 personnes ont assisté à la victoire de Lens contre Metz en finale de la Coupe de la Ligue RC LENS 1 FC METZ 0

Des Lensois dignes du stade de France Près de 80.000 personnes ont assisté à la victoire de Lens contre Metz en finale de la Coupe de la Ligue RC LENS1 FC METZ0

RC Lens: Warmuz, Sikora, Magnier, Déhu, Ismaël, Rool, Dalmat (90e mn: Nyarko), Moreira (77e mn: Debève), Smicer (80 e mn: Brunel), Nouma, Vairelles

Entraîneur: Leclercq.

Metz: Letizi, Pierre, Strasser, Kastendeuch, Regis (69 e mn: Asuar), Toyes, Rizzetto (60e mn: Kraouche), Boffin, Meyrieu, Van Handenhoven (80 e mn: Schemmel), Jestrovic.

Entraîneur: Muller.

But: 56 e mn: Moreira.

Cartes jaunes: Meyrieu, Jestrovic, Moreira, Nouma, Rool, Vairelles, Dalmat.

Assistance: 78.180 spectateurs.

Enorme succès populaire pour la Coupe de la Ligue... en France. Samedi, devant près de 80.000 supporters enthousiastes réunis dans un Stade de France majoritairement colorié de rouge et de jaune, le Racing Club de Lens a sauvé sa saison en battant logiquement le FC Metz de Danny Boffin et de Gunther Van Handenhoven sur le plus petit score (1-0).

Grâce à ce succès, le club nordiste représentera la France dans la toute nouvelle Coupe de l'UEFA. Il faut sans doute voir dans cette jolie récompense offerte au vainqueur (comme ce n'est pas le cas actuellement en Belgique où le «cadeau» est une participation à la Coupe Intertoto), ce qui fait le succès de l'épreuve dans l'Hexagone. Lens, qui a connu une saison difficile dans la peau du champion en titre, boucle ainsi sa campagne 1998-1999 en offrant à ses merveilleux supporters la première Coupe de l'histoire du club. Outre le trophée et donc le sésame pour la nouvelle Coupe UEFA, les «Sang et or» vont empocher un chèque de 73,8 millions de F, contre 49,2 à Metz, qui se doit désormais d'assurer sa place en première division, ce qui ne devrait pas poser trop de problèmes.

Nous devons tout de même rester vigilants, tempère Gunther Van Handenhoven, titularisé par Jöel Muller pour occuper les flancs face aux Lensois. Certes, nous affrontons Le Havre et Lorient, deux clubs à notre portée mais nous serons fort handicapés lors de ces deux derniers devoirs d'avant-vacances...

VAN HANDENHOVEN DÉÇU

BOFFIN INCONSOLABLE

Une (très) courte nuit après avoir digéré dans quelques endroits agréables de Paris la déception d'avoir échoué si près du bonheur en Coupe de la Ligue, l'international Espoir était animé d'un double sentiment...

Je suis conscient d'avoir vécu un grand moment devant une telle foule, dans un stade extraordinaire où les Français ont été sacrés champions du monde, mais je ne peux être pleinement satisfait de laisser filer une Coupe alors qu'on la tenait pratiquement en main. Vous savez, j'ai déjà eu la chance, à mon âge, d'avoir participé à un championnat du monde avec les moins de 20 ans et je n'étais donc pas trop impressionné au moment de pénétrer sur la pelouse du stade de France. Cela dit, je dois reconnaître que les Lensois méritent leur succès. Nous avons eu l'une et l'autre possibilités de but mais pas franchement dangereuses.

Voilà des propos empreints d'une grande franchise sortant de la bouche de l'une des plus belles promesses du football belge. Si les Messins sont parvenus à contrôler la force collective lensoise, ils n'avaient que peu d'arguments à faire valoir lorsque le jeune attaquant Daniel Moreira, d'un superbe tir dans la lucarne, fit 1-0 une grosse dizaine de minutes après le repos. Malgré toute sa bonne volonté et sa traditionnelle grosse débauche d'énergie, Danny Boffin n'a pas pu changer le cours d'une rencontre particulièrement hachée qui ne restera pas dans les annales de l'épreuve comme la plus délicate.

Davantage encore que son jeune compatriote VdH, «Mobylette» était particulièrement effondré au moment où le capitaine de Lens Frédéric Déhu - futur pensionnaire du FC Barcelone - brandit la Coupe en faisant de jolis remous dans la marée «Sang et or».

Les caméras de France 3, qui seront encore mobilisées par la balle ronde mercredi, à Moscou, pour OM - Parme, ne résistèrent pas à s'attarder sur la jolie scène qui vit Van Handenhoven tenter de consoler Boffin en l'enserrant dans ses bras. Ce n'est pas la première fois que ce dernier est battu en finale de la savoureuse épreuve à élimination directe. En mai 1997, juste avant d'avoir été conquis par le discours de Carlo Molinari à Saint-Symphorien, Danny avait subi pareil camouflet au stade Roi-Baudouin avec Anderlecht, face au Germinal Ekeren. A près de 34 ans, qu'il fêtera en juillet, Danny sait que sa vitrine personnelle, où trônent tout de même deux plaques d'étain pour des Coupes de Belgique remportées avec feu le FC Liégeois en 1990 et le Sporting en 94, ne se garnira plus de tonnes de récompenses.

Al. Ch.