Dopage: Vandenbroucke positif aux amphétamines

Dopage: Vandenbroucke positif aux amphétamines

Sale coup pour le Belge: les analyses subies voici trois semaines révèlent l'usage de stupéfiants et un hématocrite trop élevé.

Le 7 mai dernier, Frank Vandenbroucke était interpellé à Amiens dans le cadre de l'arrestation de Bertrand Lavelot et Bernard Sainz, considérés comme deux pièces centrales d'un énorme trafic de produits dopants. Frank Vandenbroucke, comme d'autres coureurs, subira à cette occasion des analyses médicales (prélèvements sanguins et urinaires) avant d'être relaxé et de clamer son innocence. Si j'ai été dopé, c'est à mon insu, dira-t-il en substance.

Les premiers résultats de ces analyses effectuées à Montpellier sont connus depuis ce matin: Frank Vandenbroucke est dans de sales draps. Il attendait, disait-il, qu'on lui fasse la preuve qu'il avait pris des produits dopants. C'est chose faite depuis la publication de ces analyses dans le journal «L'Equipe» de ce vendredi - des analyses qui ne sont pas encore entre les mains du magistrat instructeur parisien, Michèle Colin. On y apprend que Frank Vandenbroucke, tout comme son coéquipier Philippe Gaumont et un autre Français, Laurent Roux (Casino), est apparu, lors des analyses d'urine, positif aux amphétamines, substance non seulement classée parmi les produits dopants mais également parmi les stupéfiants.

L'examen hématologique du jeune champion belge n'est pas plus brillant: des sportifs examinés, aucun ne présente une valeur hématocrite (taux de globules rouges dans le sang) supérieure à la limite autorisée des 50 %, sauf le coureur de Ploegsteert qui présente un hématocrite de 52 %. Des examens complémentaires sont en cours à Montpellier, qui doivent définir si cette valeur hématocrite se justifie ou non par la consommation d'EPO (érythropoïétine).

Ces examens révèlent par ailleurs que les urines de Richard Virenque (vainqueur hier d'une étape du Tour d'Italie) contenaient des traces de corticoïdes. Le Varois a réagi en affirmant que ces substances étaient contenues dans un spray anti-allergique dont il use.

Vandenbroucke risque désormais d'être mis à pied par son employeur, Cofidis, et suspendu pour au moins 6 mois par la Ligue vélocipédique belge. Celle-ci n'est pas informée officiellement mais a fait part ce matin de sa volonté de punir le fautif en cas de preuves suffisantes.

J.-F. Lws

Article page 26