Guy Cuvelier

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Guy Cuvelier

est mort:

il «fit»

le musée Rops

Le nom de Guy Cuvelier est indissociablement lié à celui de Félicien Rops auquel l'ancien conservateur adjoint du musée de Namur vouait une véritable passion, au point qu'il devint en Belgique le meilleur spécialiste et le meilleur avocat de la cause du fameux graveur namurois. Tout jeune, ayant dû interrompre ses études pour des raisons familiales, Cuvelier rencontra Rops, si on peut dire, au détour d'un dossier, alors qu'il travaillait à la maison communale de Namur. À partir de ce moment, il étudia l'artiste de près, de sorte que plus rien ne lui échappa de son oeuvre et qu'il devint le meilleur des ambassadeurs auprès de ses héritiers, tant au château de Thozée, près de Namur, qu'à Paris.

Devenu conservateur adjoint du musée de Namur, on doit très certainement à son dynamisme et à sa compétence le rayonnement grandissant de l'institution et sa transformation de petit musée de province en outil plus performant, bien connu à l'étranger. On lui doit aussi l'établissement du catalogue systématique de l'oeuvre dans le prolongement de l'ouvrage inachevé de Robert L. Delevoye. C'est dire si, ayant pratiquement fait ce musée en prenant soin de former sur le terrain des historiens de l'art destinés à prendre la relève (il ne pouvait lui-même prétendre au titre en l'absence de diplôme), il vécut mal, il y a quelques années, le parachutage et la nomination d'un conservateur en chef sans compétence en la matière.

Malade depuis de longues années, son état s'aggrava subitement ces derniers mois. Guy Cuvelier avait 54 ans. (D.G.)

Alicia

de Larrocha,

la fraîcheur

et le feu

Grande spécialiste de la musique espagnole, celle de Granados et d'Albenitz, la pianiste Alicia de Larrocha n'en brille pas moins dans les concertos de Mozart. Elle vient d'interpréter le 23e à Bruxelles: interprétation jubilatoire, palpitante de vie et d'élan, et d'une infaillible maîtrise technique. La très longue carrière d'Alicia de Larrocha - elle est née en 1923 - n'a nullement entaché sa fraîcheur d'âme, son feu intérieur, son sens perfectionniste, son professionnalisme intransigeant qui s'accompagnent d'un jeu pianistique feutré, d'une inébranlable solidité. Regrettons qu'à l'élégance qui s'exhalait du piano, l'Orchestre national de Belgique, dirigé par Ronald Zollman, n'ait répondu que par une désolante et affligeante approximation (Ch. P.)

Autour

de «L'Anneau»:

Adolphe Appia

Alors que les premières et très attendues représentations de «L'Anneau des Nibelungen» de Richard Wagner, nouvelle production du Théâtre royal de la Monnaie, approchent à grands pas, les manifestations «Autour du Ring» viennent de débuter avec une exposition consacrée à un précurseur de génie, le créateur suisse Adolphe Appia (1862-1928). Qui se souvient encore aujourd'hui de ce pionnier de la mise en scène moderne et du décor de théâtre? Pourtant, sa révolution, impossible à dépasser, a marqué des générations de décorateurs, et l'on peut affirmer qu'aucun décorateur allemand du XXe siècle n'a échappé à son influence.

Contribution majeure à l'art de la scénographie, le travail d'Appia l'amena à réaliser des espaces scéniques à l'aide d'éléments plastiques sobres qui stylisent les références naturalistes très en vogue à la fin du XIXe siècle.

L'exposition est ouverte au premier étage de l'hôtel Hilton, jusqu'au 11 octobre.

Par ailleurs, dès le 8 octobre, la Maison de la Bellone accueillera une exposition exclusive, en provenance de l'Akademie der Künste de Berlin, intitulée «Les Symbolistes et Richard Wagner». (Ch. P.)

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