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LA FORMULE 1 EST ARMEE POUR SURMONTER SA CRISE UN MENU DE 16 PLATS LA NOUVELLE GRILLE TELE MAUVAISE HISTOIRE BELGE...

Temps de lecture: 12 min

LE POINT

La Formule 1 est armée

pour surmonter sa crise

Les trois coups du 44e championnat du monde de Formule 1 seront frappés ce vendredi à Kyalami, quand Roland Bruynseraede, le seul rescapé belge au sein de la discipline reine du sport automobile, fera passer du rouge au vert le feu devant lequel se seront préalablement rangées les 28 monoplaces engagées dans les essais du Grand Prix d'Afrique du Sud.

Un Grand Prix qui s'est longtemps fait attendre au cours d'une inter-saison parfois rocambolesque et en tout cas placée sous le signe de la morosité engendrée par un contexte économique difficile qui a fait que plusieurs écuries ont disparu, la majorité des autres devant nouer les deux bouts pour être là.

Mais il n'empêche que la F. 1 semble bien armée aujourd'hui pour surmonter sa crise: elle a malmené 3 de ses gros salaires (Mansell a fui aux États-Unis, Senna est - provisoirement? - revenu au quart de son prix et Boutsen attend entre Kester et Monaco) et 3 autres (les présidents Mosley, Balestre et Ecclestone) ont promis qu'elle coûterait moins cher à l'avenir.

Il reste donc... aux autres à nous offrir un beau championnat - pourquoi pas? - et les quelques nuages qui menacent toujours le grand cirque feront rapidement place au ciel bleu!

Un dossier de

JACQUES CULOT

LA NOUVELLE

GRILLE TÉLÉ

Trois seulement ont conservé leur no

Réduction de la largeur des jantes de 18 à 15 pouces, limitation à 7 du nombre de trains de pneus utilisés par Grand Prix, nouvelles normes en matière de carburant: voilà bien des mesures qui ne bouleverseront en rien la vie des (télé)spectateurs qui devront en revanche s'habituer aux nouveaux «fuseaux horaires» des essais: 45 mn au lieu de 90 pour les «libres» du matin et 45 au lieu de 60 pour les «officiels» du début d'après-midi, le vendredi comme le samedi.

Deux heures de spectacle en moins, disent les uns. Moins de temps mort, disent les autres. D'autres courses entre les séances, propose Mosley.

Soit. Le nouveau rythme sera rapidement pris, gageons-en. Ce qui mettra en revanche plus de temps à rejoindre la galerie des habitudes, c'est le plateau lui-même tant il est vrai que l'inter-saison 92-93 peut-être considérée comme ayant été celle du grand chambardement, n'en déplaise aux 8 pilotes qui sont sagement restés à l'écurie, et plus particulièrement à Andrea de Cesaris (4), Aguri Suzuki (10) et Jean Alesi (27), les seuls à avoir conservé leur numéro de dossard!

Les Sauber nous aideront sans doute à oublier rapidement les Brabham (30 ans d'histoire, 394 GP et 35 victoires quand même!), Fondmetal et autre Andrea Moda, mais 4 petits jeunes et 6 revenants éprouveront sans doute plus de difficultés à enterrer les 17 «oubliés» du dernier championnat.

Car s'il y a Andretti et surtout Prost d'un côté, il y avait notamment Mansell, Boutsen, Martini, Modena, Gachot, Gugelmin et Tarquini de l'autre.

Bref, on vous conseille d'étudier la liste ci-dessous par coeur et dans les plus brefs délais.

En n'oubliant pas de commencer par le no 0, le cadeau d'adieu que le champion sortant voulait surnoisement faire à son ami Prost, lequel l'a adroitement offert à son nouvel équipier...

LES 28 ENGAGÉS

0. Damon Hill (G-B) Williams-Ren.

2. Alain Prost (Fra) Williams-Ren.

3. Ukyo Katayama (Jap) Tyrrell-Yam.

4. Andrea de Cesaris (Ita) Tyrrell-Yam.

5. Michael Schumacher (All) Benetton-Ford

6. Riccardo Patrese (Ita) Benetton-Ford

7. Michael Andretti (E-U) McLaren-Ford

8. Ayrton Senna (Bré) McLaren-Ford

9. Derek Warwick (G-B) Footwork-Mugen

10. Aguri Suzuki (Jap) Footwork-Mugen

11. Alessandro Zanardi (Ita) Lotus-Ford

12. Johnny Herbert (G-B) Lotus-Ford

14. Rubens Barrichello (Bré) Jordan-Hart

15. Ivan Capelli (Ita) Jordan-Hart

16. Jean-Marc Gounon (Fra) March-Ilmor

17. Jan Lammers (P-B) March-Ilmor

19. Philippe Alliot (Fra) Larrousse-Lamb.

20. Erik Comas (Fra) Larrousse-Lamb.

21. Michele Alboreto (Ita) Lola-Fer.

22. Luca Badoer (Ita) Lola-Fer.

23. Christian Fittipaldi (Bré) Minardi-Ford

24. Fabrizzio Barbazza (Ita) Minardi-Ford

25. Martin Brundle (G-B) Ligier-Ren.

26. Mark Blundell (G-B) Ligier-Ren.

27. Jean Alesi (Fra) Ferrari-Fer.

28. Gerhard Berger (Aut) Ferrari-Fer.

29. Karl Wendlinger (Aut) Sauber-Merc.

30. Jyrki Jarvilehto (Fin) Sauber-Merc.

C OTÉ STATISTIQUES

Moteurs: Ford (10), Ferrari (4), Renault (4), Hart (2), Ilmor (2), Lamborghini (2), Mugen (2) et Yamaha (2).

Nationalités: Italie (7), France et Grande-Bretagne (5), Brésil (3), Autriche et Japon (2), Allemagne, Etats-Unis, Finlande et Pays-Bas (1).

Plus expérimentés: Patrese (240), Prost (183), de Cesaris (181), Alboreto (169), Senna (142), Berger et Warwick (131), Brundle (99), Alliot (93), Capelli (92), Nakajima (74), etc.

Néophytes: Andretti, Badoer, Barrichello et Gounon.

Revenants: Alliot, Barbazza, Bernard, Blundell, Prost et Warwick.

Ont déjà gagné: Prost (44), Senna (36), Berger (8), Patrese (6), Alboreto (5) et Schumacher (1).

UN MENU

DE 16 PLATS

CIGARETTES

COMPRISES

Il ne souffre plus de doute, à 8 jours de la réunion du Conseil mondial, que ce dernier réintégrera le Grand Prix de France au calendrier dont il avait été exclu en raison des risques encourus par les écuries parrainées par des cigarettiers, non tant de participer à l'épreuve de Magny-Cours que de simplement pénétrer dans un Hexagone protégé par la loi Evin.

C'est que le fameux tribunal de Quimper - dont l'un des magistrats n'est autre que le président de la ligue antitabac - avait purement et simplement frappé l'écurie Williams d'une amende de 180 millions de FB, la saison dernière, et ce parce qu'elle avait porté les couleurs de son cigarettier en... Hongrie, des images scandaleuses les ayant répercutées en France via les chaînes de télévisions.

Comme ni Williams ni Renault, son partenaire, n'avaient évidemment l'intention de payer l'amende en question, il leur devenait, comme à d'autres, difficile d'acheminer leur matériel vers Magny-Cours sans qu'il soit saisi aux frontières.

D'où de longues négociations, essentiellement menées par Jean-Marie Balestre, président de la Fédération internationale automobile mais aussi de la Fédération française. Et d'où, finalement, un amendement à la loi (les images litigieuses venant de l'étranger ne sont plus interdites), la levée de la fameuse amende, un décret autorisant la course (il suffira de masquer les pubs interdites, comme cela se fait depuis plusieurs années en Allemagne et en Angleterre) et sa probable réinscription.

Un Grand Prix d'Europe ayant par ailleurs été programmé à Donington en remplacement de celui du Mexique, le championnat du monde comportera donc bien 16 manches comme c'est le cas depuis 1984.

Seize manches qui distribueront 356 points (10, 6, 4, 3, 2 et 1 aux 6 premiers) aux pilotes et aux écuries, tous les résultats devant être comptabilisés, et ce pour la 3e saison d'affilée.

LE CALENDRIER

1. Afrique du Sud (Kyalami) 14/ 3 (14 h)

2. Brésil (Interlagos) 28/ 3 (13 h)

3. Europe (Donington) 11/ 4 (14 h)

4. San Marino (Imola) 25/ 4 (14 h)

5. Espagne (Barcelone) 9/ 5 (14 h)

6. Monaco (Monaco) 23/ 5 (15 h)

7. Canada (Montreal) 13/ 6 (14 h)

8. France (Magny-Cours) 4/ 7 (14 h)

9. Angleterre (Silverstone) 11/ 7 (14 h)

10. Allemagne (Hockenheim) 25/ 7 (14 h)

11. Hongrie (Budapest) 15/ 8 (14 h)

12. Belgique (Francorch.) 29/ 8 (14 h)

13. Italie (Monza) 12/ 9 (15 h)

14. Portugal (Estoril) 26/ 9 (14 h)

15. Japon (Suzuka) 24/10 (13 h)

16. Australie (Adélaïde) 7/11 (14 h)

LA COURSE SOURIRA-T-ELLE

À SON ENFANT PRODIGUE?

Prost s'étant ménagé la cote de super-favori, Schumacher n'a rien à perdre!

L'enfant prodigue, c'est le Français; l'Allemand, lui, se contenterait volontiers du rôle d'enfant... prodige!

Un blâme, une amende, une suspension ou une radiation: trop bavard sur l'antenne de TF1 qu'il avait choisie l'an dernier pour demeurer aux premières loges du championnat du monde de Formule 1 sans y participer et pour digérer sa mise à pied décrétée par la Scuderia Ferrari au soir du Grand Prix du Japon de 1991, Alain Prost risque gros devant le Conseil Mondial du 18 de ce mois.

Il est effectivement clair que les trois sages du sport automobile mondial, plus que jamais désireux de se voir respectés, prendront prétexte de sa notoriété pour faire un exemple. Mais il n'empêche que le Conseil devrait, sportivement parlant, se limiter à l'une des deux premières sanctions possibles tant il y va du sérieux même d'une compétition qui a laissé filer son champion du monde, qui a failli perdre sa star la plus médiatique et qui n'a aucun intérêt à se priver, fut-ce pendant deux ou trois représentations seulement, du charisme de son enfant prodigue.

Un garçon qui a trop parlé mais qui va reprendre le volant et que l'on va donc aussi devoir juger en piste où il risque sans doute plus gros encore que sur le tapis vert puisqu'il forcé la chance mais également pris le pari de revenir au volant de la meilleure monoplace du plateau.

Ce qui s'assimile d'ailleurs pour certains au suicide d'une brillante carrière qui n'a rien à gagner mais tout à perdre dans un «come-back» plein d'embûches.

En écartant «contractuellement» Senna puis Mansell de sa propre route et en leur préférant un équipier célèbre... par son père (et qu'il arriva à Eric Van de Poele de mettre sous l'éteignoir en deux ou trois tours d'essais au volant de l'inconduisible Brabham alors que Damon Hill - c'est de lui qu'il s'agit - tournait déjà tous les jours sur la Williams), Prost s'est certes ménagé un retour peinard mais il va sans dire que beaucoup l'attendent au tournant et que son vieux rêve de remporter un titre - ce serait son quatrième - avec Renault pourrait être perturbé par quelques cauchemars.

Si le binôme qui a dominé la saison passée n'était plus aussi nettement «devant», par exemple, ou si son équilibre interne était d'aventure perturbé par un pilote sentimentalement très proche de son motoriste alors que son prédécesseur avait plutôt tendance à tour pardonner à son concepteur de chassis...

Ceci dit, la clé du championnat qui débute ce dimanche, se trouve peut-être tout autant dans les stands des écuries rivales et dans les possibilités du moteur Ford qui équipe les mieux cotées d'entr'elles, à savoir Benetton et McLaren, sans oublier Jordan dont les malheurs de la saison dernière étaient essentiellement dûs à un mariage raté (mais la dot était belle...) avec Yamaha et dont le chassis retrouvera sans doute, sous l'impulsion d'une mécanique peaufinée par Hart, un potentiel dont Gachot, de Cesaris et... Schumacher avaient profité d'emblée il y a deux ans.

Schumacher, parlons-en: aux côtés d'un Patrese vieillissant (mais qui peut encore surprendre et qui dit en tout cas repartir sans complexe après sa saison difficile dans l'ombre de Mansell) le pilote allemand est certainement le mieux placé pour faire douter Prost et nous paraît en tout cas devoir être le fer de lance de l'opposition plutôt qu'un Andretti inexpérimenté, un Senna inquiet quant à la fiabilité de sa McLaren électronique, un Barrichello qui a encore tout à prouver, un Capelli dont les seuls dollars ont fait flancher Jordan, un Alesi ou un Berger qui ne savent apparemment plus à quels saints vouer leurs Ferrari.

D'autant qu'avec sa jeunesse, son talent, son charisme et même son insolence, parfois, l'ami Michael n'est pas du genre à hésiter devant les opportunités qui se présentent.

D'ailleurs, c'est lui qui le dit:

J'ai hâte de me battre avec Prost, l'idole de ma jeunesse....

MAUVAISE HISTOIRE BELGE

Boutsen et Van de Poele: les convoyeurs attendent

Ils étaient 3 Belges en Formule 1, une fois. Non, pardon, cinq fois puisqu'Eric Van de Poele a participé à quatre Grands Prix l'an dernier et qu'il avait - brillamment d'ailleurs - entamé sa carrière aux côtés de Thierry Boutsen et de Bertrand Gachot en avril 1991 à Imola.

Il n'y aura pas de sixième fois, hélas. D'abord parce que c'est devenu intellectuellement impossible depuis que «notre» ex-champion de Formules Ford et Super-Ford s'est officiellement déclaré Français et fier de l'être - sans pour autant décrocher le volant que lui avait promis Larrousse en fin de saison dernière. Ensuite parce que, matériellement, pas plus que lui VdP et Boutsen n'ont trouvé «acquéreur».

Ils sont 0 Belge en Formule 1, seize fois? Pas si sûr, heureusement puisque les deux compatriotes qui nous restent - avant que Boutsen se fasse naturaliser monégasque? - ont chacun de beaux atouts à faire valoir, à savoir la bonne habitude de ne jamais décevoir et un peu d'argent dans le cas du Namurois, une expérience, un talent, un palmarès incontournables... et un peu d'argent (mais il n'est logiquement pas question d'acheter un volant quand on a été 5e ou 6e pilote mondial) dans celui du Bruxellois.

Bref, nos deux compères sont sur la liste d'attente, mais le contexte économique est tel dans la majorité des écuries que le règlement sportif a été adapté (3 changements de pilotes sont désormais autorisés sur la deuxième voiture) et qu'il y a de belles chances pour qu'on les retrouve tous deux au départ de notre Grand Prix de Belgique, fin août à Francorchamps.

C'est en tout cas l'option qu'avait d'emblée choisie Eric Van de Poele, détenteur d'un petit magot qu'il savait insuffisant pour couvrir les 16 Grands Prix et qui avait sagement choisi de s'offrir un hiver sans souci et d'attendre que la situation évolue et se décante avant de se lancer dans des négociations qui viseront essentiellement la seconde partie de la saison. Ne fut-ce que parce qu'elle propose le Grand Prix de Belgique, précisément, mais aussi parce qu'il est plus agréable d'aller jusqu'au bout que de sauter en cours de route.

Boutsen, lui, a bien entendu longtemps cru au premier volant de Jordan qui lui semblait d'ailleurs toujours promis à la veille de l'arrivée de Capelli et de sa valise dans la banlieue de Silverstone. Puis, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, il a accepté la flatteuse invitation de Jean Todt pour la mi-juin au Mans en se disant que, d'ici là ou après...

En attendant, on s'apprête à vivre a Kyalami notre premier week-end de F 1 sans pilote belge depuis 10 ans.

C'était le 15 mai 1983 à Monaco, où l'on avait appris que l'après-Ickx était enfin sur le point de nâitre...

La grande inconnue?

En citant McLaren, Benetton et Jordan comme principaux outsiders, on fait peut-être peu de cas des Ligier qui bénéficieront tout à la fois cette saison des suspensions actives de Williams et d'un effort de Renault qui réduira le décalage entre la fourniture de ses nouveaux moteurs aux deux écuries qu'il équipe. Mais on a si souvent dit et redit que l'équipe française était au bout du tunnel...

UN ETRE VOUS MANQUE...

Senna-Mansell, le match inachevé...

Le 21 avril 1985, Ayrton Senna remportait à Estoril le premier Grand Prix d'une carrière qui s'annonçait prometteuse et, le 6 octobre, Nigel Mansell faisait de même, devançant... Senna sur la ligne d'arrivée du circuit de Brands Hatch.

Huit ans plus tard, la Formule 1 a manqué perdre simultanément deux des plus grands champions de son histoire, surtout qu'il convient de préciser que, au-delà de leurs 4 titres mondiaux, de leurs 66 victoires, de leurs 92 pole-positions et des 1.010 points qu'ils ont récoltés à eux deux, le Brésilien et le Britannique ont fait preuve pendant près d'une décennie d'un panache et d'un sens du spectacle qui ont marqué bien des Grands Prix.

Bien malchanceux et parfois bien maladroit jusqu'à la saison dernière qui le vit dominer son sujet avec une volonté décuplée à l'idée d'enfin devenir champion du monde, l'Anglais n'a finalement dû qu'à son jusqu'au-boutisme de faire échec à la régularité du Brésilien, lequel a peut-être réalisé ses plus belles prestations quand on ne l'attendait pas, c'est-à-dire quand il semblait mécaniquement moins bien armé que ses rivaux directs.

La bête de course s'est ainsi imposée au pur-sang, le galopeur à l'orfèvre. Et on aurait tant aimé une revanche...

Las, l'un est parti et l'autre reste. Comme dans les vieux couples...

Et dire que le sort veut que la dernière image qui restera de leur vie commune soit ce stupide accrochage d'Adélaïde. Un accident dont Senna, magnanime, prend aujourd'hui tous les torts à sa charge, avouant qu'il n'a pas su maîtriser à temps cette foutue boîte de vitesses électronique dont tout le monde ignorait à l'époque qu'elle était entièrement automatique. Et qui lui a fait faire une erreur qu'il n'aurait pas commise s'il avait pu couper manuellement l'élan de sa voiture aveugle.

Je suis contre l'électronique qui fait mal des choses que je pourrais faire bien, dit depuis ce perfectionniste dans l'âme.

Mais il sait que Mansell ne lui en a même pas voulu et que l'Anglais avait pris sa décision de tout laisser tomber bien avant leur dernier baiser, à savoir quand Frank Williams s'était mis en tête de revoir son salaire à la baisse alors qu'il venait pourtant de lui offrir le titre.

Le Sud-Américain, lui aussi, doit avoir été blessé dans son orgueil quand le même Williams a refusé ses services puis quand Ron Dennis s'est à son tour mis à jouer les épiciers en bradant sa valeur marchande.

Mais Senna n'est pas Mansell et il a apparemment fait fi de l'ingratitude des autres pour se replonger dans un monde dont il reconnaît ne plus pouvoir se passer.

Et qu'à celà ne tienne: si le British n'est plus là, le Français est revenu. Des challenges, il y en aura toujours...

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