Le « Belge » de Guantánamo est un jeune Syrien de 31 ans

Il s’appelle Janko ; il a 31 ans. L’ex-détenu de Guantánamo que la Belgique accueille depuis ce 8 octobre est un Syrien d’origine kurde qui a, par erreur, été épinglé le 14 janvier 2002 par le FBI comme l’un des « terroristes les plus recherchés ».

L’homme a été arrêté par les troupes américaines lors de la chute de Kandahar en Afghanistan. Le FBI a alors pensé avoir appréhendé un terroriste important sans parvenir à l’établir.

Janko a passé 7 ans et 4 mois dans la prison de Guantánamo, avant d’être finalement mis totalement hors cause par une juridiction américaine. La justice étasunienne estime alors que sa place n’était pas à Guantánamo.

Son dossier militaire et judiciaire révèle en effet qu’il s’agit d’une personne doublement victime : victime des talibans et d’Al-Qaïda, qui l’ont torturé parce qu’ils pensaient que Janko était un « espion des Etats-Unis et d’Israël » ; puis victime du Pentagone : les Américains l’ont torturé à Kandahar, puis détenu plus de sept années à Guantánamo.

Son crime ? Etre resté 18 jours dans le camp d’entraînement « Al-Farouq » d’Al-Qaïda, dans la région de Kandahar.

Depuis un peu plus d’une semaine, Janko se trouve en Belgique sous une nouvelle identité.

P.3 De Guantánamo

à melsbroek, l’histoire

de Janko, un homme

torturé à trois reprises