Neuro Une famille d’ondes cérébrales nous assure des nuits silencieuses : Le sommeil de plomb : une histoire d’ondes

Nous en avons tous fait l’expérience. Notre sommeil peut être léger et sensible au moindre bruit. Il peut, au contraire, être profond et quasi « sourd ».

Pour comprendre ce phénomène, l’équipe dirigée par le Dr Thanh Dang-Vu et le Pr Pierre Maquet (Centre de recherches du Cyclotron de l’Université de Liège) a étudié l’activité cérébrale induite par des sons au cours du sommeil. Elle a ainsi découvert que notre sensibilité au bruit lorsque nous dormons dépendait des différentes ondes que notre cerveau génère. Les ondes cérébrales proviennent de l’activité rythmique d’un ensemble important de neurones. Ces ondes sont très faibles, mais elles peuvent afficher différentes fréquences.

Les chercheurs de l’Université de Liège ont utilisé l’imagerie cérébrale pour analyser les réponses cérébrales aux sons au cours du sommeil. Ils démontrent que l’activité de notre cerveau face au bruit est très étroitement contrôlée par des ondes cérébrales spécifiques qui composent notre sommeil. En particulier, les ondes appelées « fuseaux » qui empêchent la transmission des sons aux régions du cerveau responsables de l’audition. A l’inverse, lorsque les sons sont associés à des ondes cérébrales appelées « complexes-K », l’activation des régions auditives du cerveau est renforcée.

« Les effets du bruit sur le sommeil sont donc contrôlés par des ondes cérébrales bien spécifiques, concluent les chercheurs. Le cerveau humain se retrouve isolé de l’environnement au cours des fuseaux du sommeil, ce qui lui permettrait d’accomplir des fonctions essentielles telles que consolider la mémoire des informations apprises à l’éveil. Ces ondes cérébrales jouent donc un rôle capital dans la qualité de notre sommeil et sa stabilité face aux bruits de l’environnement. »