LES MAISONS NE SONT PAS DES LIEUX INNOCENTS EN GEOBIOLOGIE, LA PLACE D'UN LIT OU D'UN REVEIL-RADIO N'EST PAS ANODINE

LES MAISONS NE SONT PAS

DES LIEUX INNOCENTS

En géobiologie, la place d'un lit ou d'un réveil-radio n'est pas anodine!

Ne cherchez pas dans les dictionnaires. Vous n'y trouverez nulle trace de la géobiologie. Et pourtant, les géobiologues existent. Henri Willot est l'un d'eux. Que disent-ils? Le lieu où l'on vit a des répercussions - bonnes ou mauvaises - sur notre santé. Il ne faut pas prendre les maisons à la légère. Surtout pas l'emplacement des lits. Dormir au-dessus d'une faille géologique ou d'un cours d'eau souterrain risque d'engendrer des troubles, voire des maladies. L'affaire la plus spectaculaire remonte à quelques années, dans la ville de Moulins, en France. Un médecin, le Dr Picard, avait constaté dans un quartier bien précis un ou plusieurs cas de cancers par maison. Il demande une expertise géobiologique. Elle démontrera qu'ils survenaient là où un noeud de rayons telluriques correspondait à l'endroit du lit des malades. Plus récemment, au Québec, à l'automne 1986, une école a été détruite parce que les enfants étaient tous victimes de maux et perturbations. Transférés ailleurs, ils n'eurent plus de problèmes. Il s'avéra que le bâtiment se trouvait sur des failles géologiques coupables de dégager des gaz nocifs.

Pour déceler ces nuisances invisibles - tout ce qui est dans la terre, l'air, les ondes, les matériaux mêmes nous fait courir des risques -, rien de bien sorcier. Des instruments de mesure - car tout est contrôlable. De la baguette du sourcier, qui n'est plus en coudrier mais en métal gradué, au pendule du radiesthésiste, en passant par les appareils électroniques de mesure les plus sophistiqués. Il ne s'agit nullement de pratiques ésotériques au contenu mystérieux. Henri Willot, universitaire bardé de diplômes et de connaissances, ne croit pas à la magie. Mais la rencontre d'un vieux sourcier a changé sa vie et ses orientations. Il s'est penché, rigoureusement, sur l'utilisation des baguettes et des pendules. Tous ces instruments qui font sourire et ironiser la communauté scientifique. Il n'est pas le seul. Il cite volontiers le professeur Yves Rocard, le père de la bombe atomique et... de l'ex-Premier ministre français. Voilà un savant qui, depuis 1957, affirme que la matière vivante est sensible aux champs magnétiques. La baguette du sourcier, le pendule font partie de sa panoplie d'étude. À quatre-vingt-six ans, il a publié un livre qui s'intitule «La Science et les sourciers» (Ed. Dunod). Son intime conviction, partagée par Henri Willot: ce ne sont ni le pendule ni la baguette qui sont dotés d'un pouvoir particulier. C'est l'homme qui réagit, à travers eux, et à son insu, à la présence d'anomalies magnétiques.

UNE MAISON CONSTRUITE

AU MILIEU D'UN CIMETIÈRE

Aujourd'hui, personne ne conteste que l'homme est soumis à l'influence de l'univers qui l'entoure, notamment aux champs magnétiques, c'est-à-dire au rayonnement terrestre. Mais ces ondes sont encore mal connues. Nos ancêtres, les druides, les Romains, les bâtisseurs de pyramides et de cathédrales en savaient plus long que nous qui avons tendance à étouffer nos instincts, les réactions de notre corps. Leur savoir s'est perdu en chemin. Comme celui des géomanciens de la Chine ancienne. On ne construit pas n'importe où, n'importe comment, avec n'importe quels matériaux.

À part une poignée d'architectes «conscients», qui de nos jours s'en soucie vraiment? Henri Willot, lui, se base sur des faits. Il a expertisé au moins trois mille maisons en Belgique. Parmi elles, trois ont été irrécupérables. Il m'a fallu dire aux habitants: il vaut mieux déménager. Corriger une maison construite au milieu d'un ancien cimetière ne sert à rien. D'abord, l'endroit est un peu lugubre, mais surtout, il n'est pas sain. La terre est chargée de virus.

Rien d'étonnant à ce que les médecins appellent «les maux du siècle» dont beaucoup n'existaient pas auparavant. 55 % d'hommes, 45 % de femmes dorment mal, se lèvent fatigués, ont des migraines, se sentent dépressifs sans raison, souffrent d'allergies ou de stress. Peut-être suffit-il tout simplement de changer un lit de place, de brancher une lampe de chevet dans le bon sens, pour retrouver tonus et énergie. Observez un bébé au-dessous de deux ans, dit Henri Willot. Il ressent les ondes et il s'en écarte. S'il est collé contre les barreaux de son lit comme s'il voulait en sortir, c'est qu'il est exposé à un noeud tellurique. Changez le lit de place, il restera au milieu et, satisfait, ne bougera plus.

LES PORTES DE SORTIE

DES DÉMONS

Le père de la géobiologie est un Allemand, le Docteur Hartman. En Allemagne, les radiesthésistes et géobiologues sont pris très au sérieux. Pas du tout relégués au rang de fumistes ou de charlatans par les scientifiques. Ni confondus avec les voyants ou autres astrologues. La géobiologie est une science, poursuit Henri Willot. Elle l'a prouvé en plus de trente ans de recherches et d'expériences, répétitives, irréfutables. La terre est quadrillée de rayons telluriques, comme un vaste filet. Entre ces lignes géométriques, il y a des zones neutres, sans perturbations. Et d'autres situées sur des noeuds ou croisements telluriques, qui sont appelées «géopathogènes». Elles agressent tout être vivant. Les Chinois anciens parlaient déjà de «portes de sortie des démons»! À l'université de Salzbourg, on a prouvé que l'emplacement précis du siège d'un élève sur un de ces noeuds était la cause d'une mauvaise concentration, d'un travail médiocre. De nervosité. Lorsque ces croisements se trouvent au-dessus d'un cours d'eau souterrain ou d'une anomalie géologique (faille, gaz naturel, veine minérale, filon métallique), leur effet est encore amplifié. C'est le rôle du géobiologue de les repérer et de les neutraliser.

L'ÉLECTRICITÉ, BAGUETTE

MAGIQUE OU COUTEAU?

Un samedi matin, dans un quartier tranquille, à Bruxelles. Un vaste immeuble. Au rez-de-chausée, les bureaux d'une petite société. Banal. Mais ce qui s'y passe ne l'est pas. Henri Willot pianote sur un ordinateur. Rien de spectaculaire à première vue. Plus étonnant: il y enregistre des données... dictées par le pendule qu'il tient à la main, et qui oscille au-dessus d'une règle graduée. Des anomalies, il y en a plus d'une. Non seulement l'un des employés est assis sur une faille, mais lampes de bureau, machines à écrire, ordinateurs ont un champ électromagnétique stagnant. Résultat: les personnes qui travaillent là subissent des décharges électriques toute la journée. De 800 à 1.000 volts au mètre. Plus de 50 volts au mètre, c'est très mauvais pour la santé, affirme Henri Willot. Ça travaille sur les cellules nerveuses du corps, qui refusent l'électricité. Elles sont faites pour vivre dans un champ magnétique, mais pas électromagnétique.

Les Américains vont même plus loin. Etre exposé à deux cents volts au mètre pendant quinze ans engendre les mêmes problèmes cardio-vasculaires - bien connus des médecins - que ceux d'un type qui a pris une décharge de dix mille volts. Vivre avec une lampe de chevet mal branchée, ou un réveil-radio à la tête du lit - deux mille volts d'induction dans un rayon de trois mètres! - c'est de la folie, ajoute Henri Willot. Rien d'étonnant à se lever plus fatigué qu'on ne s'est couché, et à souffrir, un jour, de déréglements cardiaques. Des câbles qui traînent sur les tapis les chargent d'électricité statique. Conséquence: une mauvaise qualité de l'air. Lourd comme avant un orage. On respire mal, on travaille moins bien, on est fatigué, irrité. Tous ces problèmes ne devraient pas exister en Belgique, affirme Henri Willot. Il suffit de respecter la loi, de brancher les prises à la terre, pour se débarrasser des parasites engendrés par la bonne fée électricité - avec sa baguette magique dans une main, mais un couteau dans l'autre! Tous les jours, dans des maisons neuves, je constate que la législation n'est pas appliquée. C'est de l'irresponsabilité...

Henri Willot a ouvert une école où, en deux ans, il forme des géobiologues, avec examens et diplômes à la clef. Son espoir: obtenir enfin une reconnaissance officielle. D'autant qu'il se dit extrêmement sévère et exigeant quant à ses étudiants - architectes, ingénieurs, médecins -, qui doivent faire preuve de connaissances plus que multiples. Ne pas accepter de développer la géobiologie, de la mettre au programme des universités, surtout en médecine -la Sorbonne l'a fait récemment - c'est ça qui est inadmissible, dit-il. C'est laisser la porte ouverte aux charlatans qui n'ont pas de déontologie, font peur aux gens sans apporter de solution à leurs problèmes. L'absence d'accès à la profession la protège mal contre les abus et les aventuriers.

JOSIANE VANDY

Société anonyme européenne Géo Énergo Biologie. Tél. 02-653.29.10.