Mons Me Franeau, notaire, publie « Le Cloporte heureux », son 3e recueil de poésies : Les mémoires en vers d’Adrien

Portrait

Derrière l’austère rédacteur d’actes notariés au style parfois hermétique, il y a un poète qui se cache. Notaire établi à Mons depuis 1975, Adrien Franeau voue une passion dévorante pour l’écriture. De saynètes en pièces de théâtre, il vogue d’un style à l’autre avec une aisance déconcertante. Avec « Le Cloporte heureux », il sort un troisième recueil de poésies ; le premier soutenu par une maison d’édition. Une belle reconnaissance pour ce Montois fasciné par la beauté de la nature.

« J’aime écrire dans mon jardin. Je l’ai d’ailleurs composé comme une poésie. Il m’inspire et me met en condition, confie-t-il. J’ai commencé l’écriture de mon troisième recueil en août de l’année dernière, quand j’ai appris que j’allais être grand-père. Je voulais que mes petits-enfants puissent en profiter plus tard ».

Si la plupart des personnages du « Cloporte heureux » ont pris les traits d’animaux, il y a un pas vers la fable que l’auteur se refuse à franchir. « Les fables ont un côté moralisateur que je n’aime pas trop. En réalité, je voulais écrire quelque chose pour les enfants et les adultes mais toujours en restant sur le plan de l’humour. À la différence des fables, je préfère adopter une morale moqueuse et quelque peu railleuse. Vous savez, les notaires ne sont pas les gens rigides et sérieux que tout le monde croit. Quand on les connaît de l’intérieur, on s’aperçoit qu’ils sont sensibles et créatifs ».

Treize illustrations signées

par Jean-Pierre Delvaux

Adrien Franeau est aussi homme à cultiver les « paradoxes ». « L’écriture est une vraie passion pour moi, lance-t-il. Une sorte d’exutoire qui me procure un sentiment de libération extraordinaire. Elle m’anime depuis ma première enfance. Aujourd’hui encore, lorsque je dois prononcer un discours devant mes pairs, je n’hésite pas à y incorporer quelques vers. C’est plus fort que moi », se réjouit Me Franeau.

Qu’on aime ou pas le style du poète notaire, il ne laisse certainement pas insensible. Outre son public de « fans », Adrien Franeau a aussi conquis Jean-Pierre Delvaux. Régulièrement sur les devants de la scène culturelle locale, l’artiste a signé treize illustrations toutes inspirées de l’univers d’un notaire qui fait des vers, comme le Monsieur Jourdain de Molière. Sans en avoir l’air.

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