Fourniret a aussi « tué » sa fille

La révélation de l'épouvantable parcours criminel de Michel Fourniret (il va devoir répondre meurtres de sept jeunes filles dont Elisabeth Brichet) est bien à l'origine du suicide de sa fille Marie-Hélène, décédée suite à une surdose médicamenteuse le 21 février (Le Soir du 23 février).

La jeune femme, âgée de 32 ans, avait été retrouvée morte dans son appartement de Meulan, près de Versailles (France). Des boîtes vides de médicaments indiquaient un décès par suicide. Aucune lettre de justification n'avait été retrouvée.

Et pourtant, Marie-Hélène Fourniret, née d'un premier mariage du tueur en série et qui avait une soeur jumelle, avait envoyé, quelques jours avant sa mort choisie, une lettre à l'écrivain français Roger Maudhuy, auteur de L'affaire Fourniret, une biographie sur Michel Fourniret, récemment publiée aux éditions France-Empire. Cette lettre, nous confirme Roger Maudhuy, ne lui a été communiquée que tardivement par son éditeur. Les propos de Marie-Hélène Fourniret ne laissent aucun doute sur l'origine de sa désespérance et sa décision d'en finir avec la vie. « Mon père est un tueur. Je suis la fille d'un tueur ! J'ai été conçue par un tueur !, explique-t-elle à celui qui l'avait rencontrée alors qu'il rédigeait son livre. Dans votre livre, vous êtes trop gentil avec mon père. Il est encore bien plus salaud que vous ne le pensez ! » Marie-Hélène souffre de cet héritage génétique. Elle souffre aussi du regard des autres. « La procédure en changement de nom que j'ai entreprise n'aboutit pas. J'en ai marre de porter ce nom. On me regarde bizarrement. » Et elle dénonce les tracas professionnels de sa redoutable filiation : « Je travaillais chez un architecte. J'ai encore perdu mon emploi. Même si on ne me le dit pas, je crois que c'est à cause de mon nom ».

Personne ne saura jamais ce que Marie-Hélène Fourniret voulait dire en affirmant que son père était pire que ce que l'on connaît de lui. Roger Maudhuy relève avec justesse qu'en affirmant « avoir été conçue par un tueur », la jeune femme indique peut-être qu'en 1974, année de sa naissance, Fourniret avait déjà un passé criminel derrière lui, jamais révélé. Pour le suicide de sa fille, il ne sera jamais jugé...

Fin des fouilles

à Sart-Custinne

Les fouilles menées depuis lundi matin dans un bois de Sart-Custinne se sont clôturées mardi après-midi. « Les résultats sont négatifs », a indiqué le parquet de Dinant. (b)