Houdeng La Spaque assainit le site : La tour de la Safea s'est effacée du décor

La tour de dilution de l'usine Safea (société anonyme de Fabrication d'engrais azotés), à Houdeng-Goegnies, a vécu. Elle a été dynamitée lundi par la Spaque, sous les yeux du ministre de l'Environnement, Benoît Lutgen, au moyen de trois kilos d'explosifs. Un dynamitage en deux temps, car seules trois des quatre charges disposées ont fonctionné la première fois. Cette étape correspond au lancement de la première phase de réhabilitation de ce site industriel de 28 ha, construit en 1929 et fermé en 1978. Lancée en novembre 2005, la réhabilitation sera terminée en 2007.

Trois phases sont prévues : déconstruction sélective des infrastructures de l'ancienne usine (17 ha), assainissement des sous-sols (mâchefers, scories), traitement et confinement puis réhabilitation de la décharge (11 ha). Dont coût 11 millions d'euros, financés entièrement par les fonds européens Objectif 1. Le site Safea se caractérise par la présence d'importantes sources d'hydrocarbures aromatiques monocycliques (benzène, toluène, xylène, styrène, etc.), d'huiles minérales, de métaux lourds et de cyanures. La tour de dilution servait à l'épuration au moyen d'un ventilateur des gaz bruts produits par l'usine Boël.

La Spaque a ensuite procédé à l'abattage par traction d'un second bâtiment, afin de récupérer sur les toits voisins, des plaques d'asbeste ciment. Lorsqu'il sera totalement assaini, le site devrait accueillir de nouvelles entreprises. « Le projet le plus prééminent pour l'instant est l'extension de Garocentre », confie Philippe Adam, administrateur-directeur de la Spaque. La Louvière compte 107 friches industrielles, dont 40 sites charbonniers.