Liège Requalification en attente Intérêt privé pour les tours de Droixhe

Liège Requalification en attente

Intérêt privé pour les tours de Droixhe

PHILIPPE BODEUX

Oui, trois sociétés hollandaise, carolorégienne et française sont intéressées au rachat des cinq tours de l'avenue de la Croix-Rouge pour y faire du logement. Nous attendons leurs éventuelles propositions. Ce vendredi, Jean-Maurice Dehousse, le président de la société Atlas chargée de la requalification de Droixhe, a confirmé aux membres du conseil d'administration du MR en particulier qui avaient soulevé le point que des promoteurs privés étaient intéressés par les cinq grandes tours de Droixhe, dont trois sont à l'abandon alors que leur requalification ne cesse de patauger. Après le projet avorté d'étêtement des tours de l'architecte Castro et la solution intermédiaire défendue par le bourgmestre Demeyer de n'en garder que deux, on pourrait donc s'orienter à présent vers la cession au privé. Ce serait une épine hors du pied d'Atlas, souligne le conseiller communal MR Raphaël Miklatzki, administrateur.

Coincée dans une enveloppe budgétaire régionale de près de 45 millions d'euros, la société Atlas éprouve de plus en plus de difficultés à sortir hors de terre un projet de requalification des 1.800 logements sociaux que compte la plaine de Droixhe. Et si la requalification des 600 logements de l'ensemble Truffaut-Libération semblait définitivement bien lancée avec la prise en compte des desiderata des locataires par une équipe de sociologues de l'ULg, le projet d'architecture est aujourd'hui soumis à une bataille d'experts. En cause : un surcoût de près de 6 millions observé par la société d'experts chargée de contrôler le suivi budgétaire. Ce qui porterait le montant de la rénovation de ces 600 logements à 28 millions d'euros. De quoi empiéter davantage sur le budget global. Mais le bureau d'architectes Dethier qui porte la rénovation semble contester ce surcoût. Le conseil d'administration d'Atlas a donc pressé les deux bureaux de se mettre d'accord pour la rentrée de septembre. Avant de nous engager, nous voulons une vérification du coût du projet, affirme Jean-Maurice Dehousse. Et si le surcoût se confirme ? On devra revoir l'enveloppe initiale ou peut-être renoncer à certaines options, répond le président d'Atlas. Notre premier désir c'est de commencer les travaux au plus vite, immeuble par immeuble.

Un avis que partage l'opposition MR, laquelle se montrant cependant de plus en plus inquiète de la tournure des événements. Cela en est assez, déclare Raphaël Miklatzki En septembre il faut que les chiffres soient sur la table et qu'on commence les travaux !·