Marc Wilmots n'a pas résisté à la défaite à Ostende REPÈRES Déjà six entraîneurs limogés

Marc Wilmots n'a pas résisté à la défaite à Ostende Ostende 1 Saint-Trond 0

Ostende : Habran, Okon, Portier, Van Robays, Vandenbergh, Griffiths, Joly, Landuyt, Van Rumst (76e : Santalab), Marino, Zoko.

Entraîneur : Vermeulen.

Saint-Trond : Castro, Baratto, Hayen, Wisniowski, de Condé (61e : De Ceulaer), Delorge, Diabate, Hajnal, Van Imschoot, Ipoua (81e : Buvens), Niemi.

Entraîneur : Wilmots.

Arbitre : Vinche.

Assistance : 5.000 spectateurs.

But : 90e : Joly sur pen. (1-0).

Cartes jaunes : Niemi, De Ceulaer, Zoko, Hayen, Van Imschoot, Buvens.

JEAN-LOUIS DONNAY

ETIENNE PAIROUX

La nouvelle histoire d'amour entre Marc Wilmots et Saint-Trond n'aura duré que huit mois et n'aura finalement accouché que d'un licenciement... par téléphone ! La défaite trudonnaire à Ostende a été le revers de trop pour l'ancien international. La présence sur le banc de Benjamin De Ceulaer, qui était visionné par Feyenoord, aura sans doute aussi été un des éléments déclencheurs.

Le président m'a téléphoné dimanche à 11 heures et ne m'a pas donné beaucoup de raisons, avoue Wilmots. Mais l'ancien capitaine des Diables rouges se doute bien d'où viennent ses problèmes. Il y a trois ou quatre semaines, j'avais dit au président que, pour que Saint-Trond avance, il devait changer quelque chose. C'était une personne ou moi. Il a choisi cette autre personne. Quand vous entrez dans un club où tout est en place depuis 30 ou 40 ans, vous vous heurtez à des personnes qui font tout pour récupérer leur pouvoir. Moi, je ne suis pas d'accord quand quelqu'un veut faire l'équipe à ma place.

Et cette autre personne n'est autre que Guy Mangelschots, le directeur sportif. Certainement, avoue Marc Wilmots, avant de préciser : Demain, j'irai dire au revoir aux joueurs car j'estime qu'on a fait un bon travail ensemble depuis huit mois. On a bien remis le club en marche. En avril, il n'y avait plus que neuf joueurs. Je suis aussi content des transferts effectués, même si certains m'ont déçu. Quand je vois le noyau de Saint-Trond, il y a de la qualité pour se sauver.

Cette tâche sera désormais celle de Guy Mangelschots qui reprend le groupe en main.

En principe jusqu'à la fin de saison, assure Roland Duchatelet, l'homme fort du club. On va essayer de trouver des adjoints pour l'entourer. C'était une décision très difficile à prendre car j'ai des relations privilégiées avec Wilmots. Mais qu'aurait-il fait si, comme moi, il avait investi un million d'euros. A Saint-Trond, la réaction des supporters constitue un pouvoir de pression et leurs réactions sur le forum du site du club ont fait que la pression était énorme. Or, Saint-Trond ne peut pas se permettre de perdre sa base de supporters.

A Saint-Trond, Wilmots, qui avait un contrat à durée indéterminée, était une sorte de manager à l'anglaise. Il avait d'ailleurs noué des liens étroits entre son club et Schalke. Des liens dont on peut se demander ce qu'ils vont devenir puisqu'ils étaient surtout articulés autour d'une personne qui, désormais, aura un emploi du temps uniquement politique. En effet, Marc Wilmots exerce toujours les fonctions de sénateur.·

REPÈRES

Déjà six entraîneurs limogés

4 octobre 2004. L'Italien Sergio Brio qui possédait un contrat jusqu'en 2007 à Mons est licencié et remplacé (11 octobre) par Jos Daerden.

20 décembre 2004. Lokeren se sépare de Franky Van der Elst. Willy Reynders le remplace le 29 décembre.

10 janvier 2005. Gilbert Bodart est mis à pied à Ostende. Le 13 janvier, Herman Vermeulen lui succède.

7 février 2005. Hugo Broos, sous contrat jusqu'en juin 2006, est remercié par Anderlecht. Franky Vercauteren reprend le groupe.

19 février 2005. Le Brussels se sépare d'Emilio Ferrera. La paire composée de Dimitri Mbuyu (manager) et Frédéric Renotte (entraîneur adjoint) prend temporairement la relève.

20 février 2005. Marc Wilmots est licencié par Saint-Trond au lendemain de la défaite des Trudonnaires 1-0 à Ostende.