MUSIQUE Le nouveau directeur général de l'OPL est désigné Un Français s'installe à Liège Un curriculum solide pour Jean-Pierre Rousseau

MUSIQUE Le nouveau directeur général de l'OPL est désigné Un Français s'installe à Liège

Une inconnue de taille vient de trouver sa solution, dans la crise qui secoue l'Orchestre philharmonique de Liège depuis de nombreux mois: le conseil d'administration vient de désigner le nouveau directeur général de l'orchestre, qui entre en fonction dès ce mois d'octobre. On sait que l'une des tâches les plus urgentes reste maintenant de tout mettre en oeuvre pour trouver un nouveau directeur musical à l'OPL (une démarche qui ne devrait pas connaître d'aboutissement de si tôt). C'est un Français, Jean-Pierre Rousseau, qui a été choisi à l'unanimité par le conseil d'administration de l'OPL.

Il faut souligner qu'une procédure un peu inhabituelle a été suivie cette fois, par rapport au mode de sélection généralement appliqué pour ce type de fonction dans notre pays. Le conseil d'administration avait demandé que les candidats retenus soient interrogés par un groupe composé d'experts d'une part et de membres du conseil d'autre part.

On avait ratissé large en ce qui concerne la composition du groupe des «spécialistes», puisque celui-ci comptait Jean-Louis Grinda (directeur de l'Opéra royal de Wallonie), Paul Dujardin et Christian Renard (Société philharmonique de Bruxelles), Georges Dumortier (gestionnaire culturel) et Michel Hambersin (financier, professeur à l'ULB).

Trois représentants de l'orchestre (le directeur de la communication et les deux concertmeister ) ont assisté aux séances de présentation en tant qu'observateurs, sans prendre part à la délibération.

SEPT CRITÈRES

Chacun des membres avait été invité à remettre - sans concertation avec ses collègues - une cotation individuelle sur le profil des candidats présélectionnés: celle-ci prenait en compte sept critères d'évaluation, touchant autant aux compétences musicales qu'aux qualités humaines et aux capacités de gestion. Cette méthode n'avait d'autre but que d'objectiver le débat et de considérer la personnalité globale des candidats.

Cinq personnes avaient été sélectionnées par le conseil d'administration, parmi les quelque 38 candidatures reçues. L'une d'entre elles, un Anglais, a renoncé à se présenter pour des raisons financières. Les quatre autres étaient: François Rousseau (ex-responsable de la communication à Radio-France), Walter Coomans (ancien responsable de l'Orchestre philharmonique de Radio-France), Jérôme Lejeune (musicologue, producteur à la RTBF) et Jean-Pierre Rousseau (ex-directeur de France-Musique).

Le dépouillement des avis exprimés semble avoir montré une grande convergence de vue entre experts et membres du conseil.

Il apparaît donc que le choix définitif de Jean-Pierre Rousseau soit le résultat d'un avis unanime et indiscutable, auquel le conseil d'administration s'est rallié lors de la séance de ce vendredi soir.

MICHEL DEBROCQ

Un curriculum solide pour Jean-Pierre Rousseau

Jean-Pierre Rousseau, qui entre donc en fonction à partir de ce début octobre en tant que directeur général de l'OPL, est loin d'être un débutant dans le milieu musical. Agé de 43 ans, il a en effet à son actif une expérience professionnelle assez diversifiée. Directeur de France-Musique et des programmes musicaux de Radio-France depuis 1993, il jouit d'une expérience solide dans le monde de la radio, puisqu'il a également été producteur, puis chef des émissions musicales de la chaîne culturelle Espace 2 à la Radio Suisse romande (entre 1986 et 1993).

Il a donc été amené, dans le cadre de ces activités précises, à collaborer de manière diverse avec les orchestres liés à ces deux maisons: l'Orchestre de la Suisse romande et l'Orchestre de Radio-France. En plus de ses compétences artistiques évidentes, Jean-Pierre Rousseau peut se prévaloir d'une expérience de gestionnaire qui devrait à coup sûr lui servir dans sa nouvelle fonction à l'Orchestre philharmonique de Liège.

Signalons enfin que son curriculum fait mention d'une license en droit à l'université de Poitiers, ainsi que de la pratique courante de l'anglais, de l'allemand et du russe.

M. Dq