Flémalle Des « garanties » avant les travaux de stabilisation : Nouvelle étude sur le terril du Héna

En octobre, la société Electrabel avait introduit auprès de la commune de Flémalle une demande de permis afin de prélever 300 tonnes de matière sur les hauteurs du terril du Héna, dont elle est propriétaire. Un terril verdoyant, mais entouré d’épaisses grilles afin qu’on ne puisse y accéder et soutenu, à sa base, par d’imposants tirants.

Ces 19 hectares de terrain comprennent 300 millions de tonnes de cendres volantes et leur stabilité n’est garantie que par la structure de sécurité, dont la fiabilité commencera à décliner en 2010. Electrabel doit donc renforcer les tirants et, à moyen terme, envisager l’évacuation de ce souvenir industriel. Les camions de cendres qu’elle envisage de prélever lui permettront de tester la valorisation des cendres en cimenterie, alternative à l’envoi des matières au centre d’enfouissement technique.

Une intervention que les riverains, qui craignent l’éboulement, ne voient pas d’un bon œil. Le fonctionnaire délégué de la Région wallonne, appelé à se prononcer sur cette demande de permis, a récemment remis son verdict, basé entre autres sur les rapports de la Direction générale des ressources naturelles et de l’environnement et de la Division nature et forêts. Le permis est accordé, tenant compte notamment du fait que « cette procédure vise à résoudre de manière définitive les risques pesant sur la stabilité du terril, problème constituant un impératif de sécurité publique à régler dans les plus brefs délais ».

Mais les travaux ne pourront commencer que dans quelques mois, le temps pour Electrabel de réaliser des études complémentaires demandées par la commune et les riverains. « Elles devront fournir toutes les garanties préalables relatives à la stabilité du terril et à la sécurité et à la santé publiques », précise le fonctionnaire délégué. En attendant, à la demande des riverains, la commune a rencontré le gouverneur pour préparer un plan de sécurité et d’évacuation adapté.