QUATRE JEUNES GENS ONT PROFANE LE CIMETIERE DE TOULON UN CRUCIFIX PLANTE DANS UN CADAVRE

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Quatre jeunes gens ont profané le cimetière de Toulon

Un crucifix planté dans un cadavre

PARIS

De notre envoyé spécial

permanent

Ils sont quatre : deux garçons et deux filles de bonne famille, à peine majeurs (la plus jeune n'a même pas 18 ans). Ils sont les profanateurs, la semaine dernière, au cimetière de Toulon, de la tombe d'une mère de famille décédée il y a vingt ans. Ils l'ont avoué mardi.

Un des garçons est étudiant en électronique; l'autre, chômeur, objecteur de conscience. Une des filles étudie à l'université locale. Tous quatre se réclament de la «culture punk» et tuaient le temps en d'interminables discussions. Des voisins les avaient vus rôder dans le cimetière, ce qui a conduit les policiers à les interpeller, deux jours après la découverte de l'invraisemblable profanation.

Ils disent avoir choisi la tombe de Mme Yvonne Foin en raison de la date du décès, correspondant à quelque fantasmagorie liée à leurs «croyances». Le cadavre a été trouvé, un crucifix planté à l'envers dans la région du coeur, et le visage dissimulé sous une image de la Vierge.

Leur motivation ? Ils croient, disent-ils, aux prophéties de Nostradamus et pensent la fin du monde imminente. D'où leur acte qui répondrait à une sorte de rite propitiatoire. En fait, les policiers ont découvert, chez trois d'entre eux, des documents qui semblent indiquer leur appartenance à un groupe «antichrétien».

Une affiche, par exemple, où l'on peut lire : On recherche Jésus-Christ pour crime contre l'humanité. Un décor macabre a été également trouvé : une pièce tendue de noir, «ornée » d'os de volaille, et servant peut-être à la célébration de «messes noires».

Tout cela et les gestes impies accomplis au cimetière portent les enquêteurs à constater «une volonté délibérée de s'attaquer aux symboles de la religion catholique». Mais les policiers soupçonnent surtout le triste quatuor de n'être qu'un «commando» d'une organisation plus vaste, quelque secte manipulée par un gourou. Depuis un certain temps, des rochers du littoral ont été maculés d'inscriptions à caractère «satanique» : croix renversées, chiffres 666 et autres signes symboliques de l'Antéchrist. Et mardi, trois autres tombes ont été profanées à Marignane.

JACQUES CORDY

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