Vieillesse Vulpia développe trois projets de maisons de repos dans la province : Résidences : 350 « nouveaux » lits

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Finir ses jours dans un home ? L’idée n’a, a priori, rien de bien séduisant… Pourtant, les maisons de repos sont en pleine évolution : la législation impose aux exploitants la rénovation et la mise aux normes très poussées de leurs infrastructures pour 2015. Mais parallèlement, un moratoire limite le nombre de lits « agréés » en Région wallonne. Il est quasiment impossible d’en créer. La tendance actuelle est donc de voir de grands groupes racheter les lits des petites structures pour les réunir dans des bâtiments plus vastes et plus récents. Conséquences pour les résidents ? Certes, des maisons plus accueillantes et plus agréables, mais aussi bien plus chères que les vieux homes encore accessibles, qui ferment les uns après les autres, faute de rentabilité.

Trois nouveaux projets sont sur les rails, dans la province, menés par le groupe Vulpia. À Liège, les établissements Franki, rue Gretry, et le couvent de la Chartreuse seront réaffectés en maisons de repos et résidences-services. Et l’actuelle structure de Remicourt, Alice au pays des merveilles sera agrandie.

Pour cela, oui, le groupe va fermer des petites structures, qu’il a rachetées il y a peu. Les Mésanges à Embourg, Saint-Christophe et la résidence Dartois, à Liège. Mais dans l’intérêt du patient, assure Luc Van Moerzeke, directeur général de Vulpia. Le groupe anversois, qui totalise aujourd’hui 1.084 lits répartis dans 15 maisons de repos et de soins, se veut plus social que commercial. « Notre mission, c’est de nous occuper de nos résidents, de comprendre les vrais besoins de nos aînés. Nous achetons de vieilles maisons de repos et nous créons de nouveaux bâtiments, plus adaptés, dans lesquels sont transférés nos résidents. » Concrètement, pour les actuels pensionnaires liégeois, c’est tout bénéfice : ils vont quitter les homes sommaires qui les accueillent actuellement pour intégrer des maisons de repos flambant neuves pour le même tarif. « Ces personnes sont actuellement logées et soignées pour 30 euros par jour. On sait qu’elles ont choisi leur maison de repos en raison de son prix attractif. Nous nous sommes engagés à respecter pour eux le prix actuel. » Les nouveaux venus, eux, devront s’adapter à un tarif plus élevé, correspondant au standing de la maison, évalué à une cinquantaine d’euros par jour.

Pour concrétiser ses trois projets, Vulpia va investir plus de trente millions d’euros. Dans la foulée, 150 emplois (100 équivalents temps plein) seront créés. Les bâtiments Franki accueilleront fin 2012 une maison de repos de 128 lits et une résidence-services de 20 lits. Un parking souterrain surmonté d’un parc sera aménagé au niveau des actuels ateliers. La façade de la rue Gretry sera conservée, mais celle de la rue du Pré Binet sera couverte d’une nouvelle peau, isolante. Coût du projet : 12 à 14 millions d’euros.

Au couvent de la Chartreuse, les bâtiments historiques intéressants seront conservés. Mais les autres, plus récents, seront abattus, pour faire place à un nouvel immeuble. Le site sera réhabilité en une résidence-services de 30 lits et une maison de repos et de soins de 150 lits, accessibles mi 2013, pour un budget de 15 millions d’euros.

À Remicourt, le projet est différent. C’est une structure existante, comptant 61 lits, qui sera agrandie pour accueillir une centaine de résidents courant 2013. L’investissement est de l’ordre de 3 millions d’euros.

Si la plupart des lits seront « récupérés » dans d’anciennes structures, quelques-uns seront créés, essentiellement des lits de « courts séjours », afin d’accueillir des résidents temporaires.

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