Transports TEC en grève vendredi La Wallonie privée d'un bus sur deux

Transports TEC en grève vendredi La Wallonie privée d'un bus sur deux THIERRY VANDERHAEGE

La grève des TEC, décrétée par la CGSP tram-bus-métro (TBM) en Wallonie, a récolté un succès mitigé, vendredi. Piquant: le dépôt de Quaregnon n'a pas été paralysé. C'est pourtant un événement vécu là-bas qui est à l'origine de la grève de vendredi: une radio défectueuse à bord d'un bus avait provoqué un arrêt de travail de 3 jours à Mons-Borinage en juillet et conduit la direction du TEC Hainaut à licencier 4 agents et à en suspendre 2 autres protégés en vertu de leur présence sur les listes électorales de la CGSP.

Une procédure au tribunal du travail de Mons visant à lever cette protection a déclenché l'ire syndicale. Mais à Quaregnon, la CGSLB occupe une position ultramajoritaire et les libéraux n'ont pas rejoint les socialistes: Si le tribunal donne raison à la CGSP, la Wallonie aura vécu une journée sans bus pour rien, dit Étienne Habay. Le syndicaliste CCSP, Charly Govaert, parle, lui, d'une aventure sociale.

La grève fut bien suivie là où les permanents syndicaux régionaux ont l'habitude de s'exprimer avec force. Ainsi, André Deguee (Liège) et Jean-Louis Foucart (Charleroi) ont facilement convaincu leurs affiliés de ne pas empoigner les volants.

A Charleroi, un peu moins de la moitié des services ont pu être assurés; 80 % des conducteurs n'ont pas pris le volant aux dépôts Janson de Montignies-sur-Sambre et d'Anderlues. A Jumet, un conducteur sur deux était à son poste.

A Liège, les chauffeurs CGSP ont bloqué les dépôts de Robertmont, Jemeppe, Rocourt et Bassenge, ce qui a privé la région de bus toute la journée. En Hesbaye, même si quelques bus sont sortis du dépôt d'Oreye, les autres ont été bloqués au garage toute la journée. Seules les régions de Verviers, Eupen et du Condroy, où roulent bon nombre de firmes privées, ont été épargnées par la grève.

La grève fut également très timide aux TEC Namur-Luxembourg et en Brabant wallon.

Et maintenant?

Mardi soir, le bureau exécutif de la CGSP doit décider de la suite des événements. La réunion promet d'être chaude. Tony Costa, permanent CGSP en Hainaut, souhaite attendre le jugement de la juridiction montoise (soit 8 jours maximum après les plaidoiries du 17 septembre). Jean-Louis Foucart (Charleroi) propose une nouvelle grève la semaine prochaine. Le Liégois Deguee plaide pour la répétition, mais limitée à la région de Mons ou, pourquoi pas, selon une tournante. Costa a annoncé qu'il était prêt à démissionner en cas de désavoeu... Ambiance...