UN AVION EST PASSE DIMANCHE SOUS LA TOUR EUFFEL ET L'ARC DE TRIOMPHE LE PARI PARISIEN D'UN PILOTE EN FUITE

Un avion est passé dimanche sous la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe.

Le pari parisien d'un pilote en fuite

Un avion de voltige, volé dimanche à l'aube sur un petit aérodrome de l'est de Paris, a peu après survolé la capitale en passant, selon la police, sous la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe, avant d'être abandonné dans un champ, par son pilote. Si les passages en avion sous les deux monuments de Paris se confirmaient, ce pilote inconnu et audacieux a réalisé là un exploit, très discutable et fort dangereux, puisque les pilotes «originaux» se contentent généralement de passer, soit sous l'Arc de Triomphe, soit sous la Tour Eiffel. L'appareil, un monomoteur Mudry Cap-10, avion de voltige multicolore de deux places, avait été volé dans la nuit de samedi à dimanche sur le terrain d'un aéro club à Lognes (Seine-et-Marne, banlieue parisienne), d'où il a décollé peu avant sept heures. Il est passé sous la Tour Eiffel, puis sous l'arche centrale de l'Arc de Triomphe vingt minutes plus tard, avant de reprendre la direction de l'Est, pour se poser dans un champ à Férolles-Atilly (Seine-et-Marne), où il a été retrouvé vers 10h30. Le survol de la capitale française est interdit et la direction générale de l'aviation civile a précisé qu'une enquête avait été ouverte. Exploit sportif ou provocation audacieuse, le passage sous les monuments de Paris se produit régulièrement depuis le début des années 80, en dépit de l'interdiction formelle de survoler la capitale. Le 20 août dernier, un ULM (ultra-léger motorisé) s'était posé au pied de la tour Eiffel. Son pilote avait pris la fuite après avoir planté un drapeau tricolore près de son engin qu'il avait laissé sur place.

En 1988, un ou des pilotes, surnommés «Baron noir», avaient survolé régulièrement Paris de nuit, narguant les autorités françaises, lesquelles avaient déclenché le plan Vipère en plaçant plus de 200 policiers sur les points les plus élevés de la capitale.

Le 13 octobre 1988, Albert Maltret, âgé alors de 52 ans, se fait prendre après un survol au petit matin de l'avenue des Champs-Élysées. Condamné à une amende et trois ans de suspension de licence, cet ancien pilote de chasse est un récidiviste.

Le 18 octobre 1981, Alain Marchand, ancien pilote de chasse, passe au petit matin avec un avion de 10 mètres d'envergure sous l'Arc de Triomphe. D'autres pilotes choisissent, eux, de passer sous la tour Eiffel, comme le Français Gérard Dance à bord d'un ULM (ultraléger motorisé), le 6 novembre 1986, et l'Américain Robert Moriaty, en 1984. (AFP.)

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