Panama Papers: le Premier ministre islandais appelé à démissionner

Sigmundur David Gunnlaugsson a dissimulé son patrimoine offshore.

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L’ancienne chef du gouvernement islandais, Johanna Sigurdadottir, a appelé son successeur à démissionner après sa mise en cause dans l’enquête internationale sur les avoirs de hauts dirigeants dans des paradis fiscaux.

«  Le Premier ministre doit immédiatement démissionner », a-t-elle estimé dans un message publié sur Facebook dimanche soir.

«  Les gens ne doivent pas avoir un Premier ministre dont ils ont honte (…). Le Premier ministre a fait preuve de sa méfiance envers la monnaie et l’économie islandaises en plaçant son argent dans un paradis fiscal. Le Premier ministre ne semble pas comprendre ce que signifie la morale », a-t-elle dénoncé.

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La défense du Premier ministre

La défense du chef de gouvernement est simple: lui n’a jamais caché d’argent à l’étranger, et sa femme est en règle avec le fisc islandais. «Elle n’a jamais utilisé de paradis fiscal, et on ne peut pas dire non plus que sa société est une société offshore dans le sens où elle paierait des impôts à l’étranger plutôt qu’en Islande», a-t-il écrit sur son site internet.

Il s’est montré très mal à l’aise lors d’un entretien avec la télévision suédoise SVT, préférant quitter la pièce quand les questions sont devenues pressantes. «On rend suspect quelque chose qui ne l’est pas», s’est-il agacé.

Des millions de dollars dissimulés

Selon les documents présentés par Consortium international des journalistes d’investigation, l’actuel Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson (centre-droit) a créé avec son épouse une société aux îles Vierges britanniques pour y dissimuler des millions de dollars.

Élu en 2013 sur la promesse de rompre avec les pratiques qui ont entraîné l’île dans une succession de crises financières, il avait depuis proclamé sa foi dans la couronne islandaise.

L’Islande, qui avait été en 2008 le premier d’Europe de l’Ouest en un quart de siècle à solliciter un prêt du Fonds monétaire international, se défait peu à peu de l’héritage de la crise financière qui l’avait touché à cette époque.

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Ces révélations ébranlent le petit pays marqué par les excès de la finance dans les années 2000. Plus de 16.000 Islandais ont signé une pétition demandant sa démission et l’opposition va demander un vote de défiance au Parlement qui devrait avoir lieu dans la semaine.

La commission constitutionnelle du Parlement devrait se réunir lundi dans la journée, d’après la radio-télévision publique Ruv.

 

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