Vote reporté sur la prolongation du nucléaire

La Commission de l’Économie de la Chambre a travaillé toute la nuit de mardi à mercredi. Une deuxième lecture du texte est prévue le 26 mai.

Chef du service Enquêtes Temps de lecture: 2 min

Revoir le direct sur mobile.

Les réacteurs nucléaires de Doel 1 et 2 auront fait parler d’eux jusqu’au bout de la nuit à la Chambre, en commission Économie. Hier, ou plutôt ce matin, les députés se sont quittés vers trois heures, sans voter le projet de loi actant la prolongation de la durée de vie de Doel 1 et 2 jusqu’en 2025.

À minuit trente, un consensus est tombé entre majorité et opposition. La ministre de l’Energie Marie-Christine Marghem (MR), qui porte seule ce projet de loi pour le gouvernement, n’était pas en mesure de répondre à certaines questions de l’opposition sur le sujet sensible de la sécurité nucléaire. C’est en effet le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) qui a la tutelle sur cette compétence. Or les collaborateurs de Jambon n’ont pas pu formuler de réponse à la ministre hier soir.

>>> À lire : Prolongation de Doel 1 et 2 : les contradictions des discours

Majorité et opposition ont donc décidé, ensemble, d’attendre les réponses du ministre Jambon avant de voter le projet de loi. Celles-ci seront traitées lors de la deuxième lecture du texte (une nouvelle possibilité depuis que le Sénat a été dégraissé) le 26 mai prochain.

Mais, en trois jours et environ trente heures de débats, la grande majorité des travaux parlementaires a été abattue. Les articles du projet de loi ont même déjà été votés.

Notons encore qu’une alternative à la prolongation de Doel 1 et 2 a été longuement discutée durant les débats. Une alternative défendue par Dominique Woitrin, ex-directeur de la Creg (régulateur). Il signale, dans un avis écrit envoyé aux députés, qu’un renforcement structurel des interconnexions avec les Pays-Bas devrait s’avérer plus avantageux pour la sécurité d’approvisionnement l’hiver prochain. « Un apport de 1.000 MW supplémentaires venant des Pays-Bas est réalisable avant l’hiver 2015-2016 », écrit-il.

La ministre Marghem a soumis la suggestion à Elia, le gestionnaire du réseau de transport, qui a mis en doute l’hypothèse, en invoquant la nécessité d’installer un deuxième circuit dans ce cas, sous peine de surcharge « inacceptable du réseau ». Ce qui rend cette option impossible pour l’hiver prochain, toujours selon Elia.

>>> À lire : L’alternative à la prolongation du nucléaire recalée par Elia (abonnés)

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
Sur le même sujet La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une