Juncker: «Si la Grèce vote non au référendum, elle dit non à l’Europe»
« Il ne faut pas se suicider parce qu’on a peur de la mort », a-t-il affirmé dans une adresse directe aux Grecs. C’est la première fois qu’un dirigeant de l’Union européenne s’immisce directement dans la politique interne d’un État membre. Une décision qui pose question.
Depuis que l’Eurogroupe a décidé de ne pas prolonger le programme d’assistance à la Grèce, la question posée par le gouvernement Tsipras au peuple grec est caduque. Les Grecs doivent se prononcer sur l’acceptation, ou non, des propositions faites par ses créanciers au pays. Or il n’y a actuellement plus aucune proposition sur la table.
C’est pourquoi Juncker considère que le référendum du gouvernement Tsipras revient à demander aux Grecs si oui ou non ils souhaitent quitter « l’Europe ».
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« Aucune démocratie ne vaut plus qu’une autre »
Jean-Claude Juncker a employé des mots très durs envers le gouvernement grec. « Lorsque j’ai commencé, nous étions 10 États membres en 1982, a entamé le président de la Commission. Le 10e venait tout juste de nous rejoindre, c’était la Grèce. Et j’étais heureux. Comme Valéry Giscard-d’Estaing, je ne voulais pas voir Platon jouer en 2e division. Et aujourd’hui, je ne veux toujours pas voir Platon jouer en 2e division. Mon opinion est que nous resterons à 19 (dans la zone euro). C’est l’Europe de la réconciliation, du compromis, qui est devenue la grande affaire de ma vie. L’Europe de l’intérêt commun et non des affrontements entre intérêts de différents pays. En Europe, aucune démocratie ne veut plus qu’une autre. Et dans la 1a zone euro il y a 19 démocraties. Et pas une contre 18 ou 18 contre une. Ce n’est pas un jeu de poker menteur. Soit tout le monde ressort de cet épisode gagnant, soit tout le monde perd. Je suis profondément affligé, attristé par le spectacle qu’a donné l’Europe samedi. Après tous les efforts de la Commission et des autres institutions, je me sens un peu trahi. Il y a eu beaucoup de bruit et de fureur et cela a couvert la parole de ceux qui travaillaient dur pour un accord. »






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