Le FMI prêt à aider la Grèce si «on lui en fait la demande»

Cette déclaration de Christine Lagarde, directrice du FMI, implique qu’un accord soit trouvé entre la Grèce et l’Europe.

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Le Fonds monétaire international (FMI) est prêt à aider la Grèce « si on lui en fait la demande  », a déclaré lundi sa directrice générale Christine Lagarde, au lendemain du rejet du plan des créanciers à Athènes.

« Nous surveillons la situation de près et nous nous tenons prêts à aider la Grèce si on nous en fait la demande  », a déclaré la dirigeante dans un très bref communiqué, ajoutant que le FMI avait « pris acte  » du référendum de dimanche. Cela signifierait qu’un accord entre l’Eurogroupe et la Grèce ait été trouvé.

L’Europe pourrait proposer une « aide humanitaire » à la Grèce

Les dirigeants de la zone euro réunis en sommet à Bruxelles mardi vont sans doute se pencher sur une aide humanitaire à apporter à la Grèce, a déclaré lundi le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, au lendemain d’un référendum en Grèce.

«  Les gens là-bas ont besoin d’aide, et nous ne devrions pas la leur refuser juste parce que nous ne sommes pas contents de l’issue du référendum », a commenté M. Gabriel ministre de l’Economie social-démocrate du gouvernement Merkel. «  Nous ne pouvons pas abandonner la Grèce, tous les pays européens doivent être prêts à accorder une aide humanitaire. (…) Je suppose que cela sera discuté demain à Bruxelles », a-t-il ajouté, sans précision sur la nature de cette éventuelle aide.

L’Allemagne ne négociera pas de nouvelle aide

Les «  conditions pour des négociations autour d’un nouveau programme d’aide » ne sont pas réunies, compte tenu de la «  décision d’hier des citoyens grecs », a déclaré lundi le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert.

Le gouvernement allemand «  a pris connaissance du non clair exprimé et respecte ce résultat, le gouvernement fédéral reste prêt au dialogue (…) mais compte tenu de la décision d’hier des citoyens grecs, les conditions pour des négociations sur un nouveau programme d’aide ne sont pas réunies ».

«  La Grèce est membre de la zone euro, il appartient à la Grèce et à son gouvernement de faire en sorte que cela demeure ainsi », a déclaré le porte-parole. Un porte-parole du ministère des Finances a jugé de son côté qu’il n’y avait «  pas de raison » pour discuter d’une restructuration de la dette grecque.

Au sujet de la démission du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, le porte-parole d’Angela Merkel a affirmé : «  Il s’agit toujours de positions et pas de personnes ». Il a ajouté qu’il croyait que cette démission n’avait pas suscité de sentiment particulier chez Angela Merkel.

► Grèce : Yanis Varoufakis démissionne, qui va lui succéder ?

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