Le documentaire «Soldats d’Allah» révèle des failles de la gendarmerie française

Un centre de cybercriminalité a été créé mais aucun des gendarmes n’est arabophone. Pour y remédier, les agents utilisent… Google Translate.

Temps de lecture: 2 min

Le journaliste Saïd Ramzi (pseudonyme) a infiltré une cellule de Daesh pendant six mois. Après Canal + lundi, l’enquête a été diffusée ce soir, sur la RTBF, à partir de 20h25. Nous l’avons visionnée. Premier constat : les failles de la gendarmerie française.

► Lire aussi : «T’es cuit mec»: un journaliste a infiltré une cellule de Daesh en France

En France, un centre de cybercriminalité a bel et bien été créé. Problème : aucun gendarme n’est arabophone. Pour dénicher des propos terroristes sur la toile, le colonel Nicolas Duvinage explique que son équipe utilise… Google Translate !

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Pseudo interdit

Or, pour ne pas se faire prendre, les terroristes n’utilisent pas Messenger, ou autre forum de discussion bien connu du grand public. Ils créent des plates-formes via Télégram.

Sachant cela, les professionnels de la cybercriminalité pourraient en profiter pour infiltrer des réseaux djihadistes. Mais, ils sont confrontés à un autre problème : le droit français, qui leur interdit de créer un pseudonyme, même lorsqu’il s’agit de lutte antiterrorisme. Un point dont Nicolas Duvinage reconnaît l’aberration : « C’est un énorme frein à l’enquête ».

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