Les images sont à peine jaunies. C’était hier, avant la pandémie de coronavirus. Le Brexit et l’Angleterre planétaire. Après le largage des amarres avec l’Union européenne, le Royaume-Uni allait devenir le cheval de Troie des investissements chinois en Europe. Le Covid-19 a fait voler en éclats le nouvel âge d’or des relations anglo-chinoises promis par Boris Johnson.
Tant mieux !, affirme sans ambages et louvoiements Lord Patten, dernier gouverneur britannique de Hong Kong, entre 1992 et 1997. Le pair du royaume assure que le virus a révélé la faiblesse du régime chinois et que celui-ci ne sera pas éternel. Lors d’une conversation téléphonique, cette figure éminente du Parti conservateur britannique, ancien ministre, n’a pas de mots assez cinglants pour fustiger le président chinois Xi Jinping dont la politique de la peur distillée à tous les niveaux du pouvoir a pesé sur la gestion initiale de l’épidémie à Wuhan et dans la province de Hubei, « Sous ses auspices, la Chine est devenue plus dangereuse, plus immorale et plus problématique pour l’Occident comme pour son propre...
Lire la suite