Le « come-back » de Bertieaux pour remplacer Glatigny

Elle est de retour, j’espère comme Michael Jordan aux USA, un des come-back légendaires de l’histoire du sport »… Dixit Georges-Louis Bouchez. Pour présenter Françoise Bertieaux. A ses côtés en conférence de presse à la Toison d’Or ce vendredi matin, siège du MR à Bruxelles. Elle succède à Valérie Glatigny, présente, qui lâche le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où elle opérait à la tête de l’Enseignement supérieur (entre autres matières), pour des raisons de santé, et subir une opération en août.
Pierre-Yves Jeholet, chef du gouvernement francophone – qui récupère au passage les compétences en Sport et Promotion sociale – lui rend hommage : « Valérie, c’est le respect des interlocuteurs », « la ténacité », « l’empathie »… Georges-Louis Bouchez à son tour : « Valérie est une réformatrice, elle a fait partie des ministres qui a le plus apporté au département qu’ils ont eu à gérer, je pense à la réforme du décret paysage, la formation initiale des enseignants, elle aura une place de choix aux élections de 2024, elle reviendra plus forte encore qu’aujourd’hui. »
« J’étais devenue artiste à New-York »
Le président du MR a opté pour « la sécurité et l’expérience », dira-t-on. A 65 ans, Françoise Bertieaux est une « historique » du parti, une figure. Elle fut présidente du groupe MR au parlement de la Communauté française et au parlement bruxellois, également présidente du MR bruxellois. En fait de « come-back », c’en est un : « Je suis touchée que la maison ne m’ait pas oubliée. J’avais suivi mon mari à New-York en 2019 aux Nations unies, une ville qui me fascinait depuis toujours, super-énergisante. J’étais devenue artiste là-bas, j’ai exposé, professé aussi, alors, là, je ne vais pas raccrocher mes pinceaux. Du reste, je vais peut-être caricaturer mes collègues de gouvernement durant les temps morts, mais, bon, on ne se refait pas, le virus de la politique est là, j’ai répondu à la demande de Georges-Louis. »
Elle aussi, comme Valérie Glatigny, sera candidate aux régionales à Bruxelles en 2024. Au fédéral, on attend Sophie Wilmès, David Leisterh, Hadja Lahbib. Georges-Louis Bouchez complète ses listes « pour la grande explication ».
« Pas d’élections anticipées au fédéral »
Dans le partage des compétences entre Françoise Bertieaux et Pierre-Yves Jeholet (Sport et Promotion sociale), Georges-Louis Bouchez voit, explique-t-il, une manière de poursuivre de manière optimale jusqu’aux élections, et en profite pour dire son hostilité à l’idée d’écourter la législature… au fédéral, où la rumeur court d’une possible rupture dans la Vivaldi à la rentrée : « On votera le 9 juin 2024, je dis non aux affaires courantes aussi loin des urnes, il y a beaucoup de travail sur la planche. »










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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir3 Commentaires
Le moment de dénoncer à nouveau cette pratique féodale de désignation des minis par bulle présidentielle d’un (petit en l’occurrence) parti. Le choix n’est pas guidé par le souci de servir les compétences concernées, mais par le souci de servir les intérêts électoraux du parti concerné. Lisez les déclarations et commentaires. AU SECOURS.
Il a l'art de surprendre à chaque fois les médias en sortant un lapin de son chapeau
Ah ah ah, le président du renouveau!