Juncker sur la Grèce: «Ma volonté, mon souhait est d’éviter un Grexit»

Après le « non » du référendum, une décision doit être prise ce mardi en eurogroupe sur la suite à donner au vote grec.

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L’attention va désormais se tourner vers Bruxelles, où doit se tenir une réunion des ministres des Finances de la zone euro pour discuter des conséquences du non en Grèce et de la mise en place éventuelle d’un troisième plan d’aide. Elle sera suivie d’un sommet exceptionnel de la zone euro.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a de son côté pris la parole, pour la première fois depuis dimanche, lors d’une session du Parlement européen à Strasbourg dans la matinée.

«Ma volonté, mon souhait, est d’éviter un Grexit» et «il est temps de se retrouver à la table des négociations», a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

«Je veux que nous nous rassemblions pour trouver une solution», a-t-il insisté, même si «cette solution, on ne la trouvera pas aujourd’hui».

Un sommet de tous les dangers à Bruxelles

«Nous allons paver la voie à la recherche d’une solution», a-t-il ajouté. Il a assuré qu’à l’occasion du sommet convoqué mardi à 18 heures à Bruxelles il exigerait du Premier ministre grec Alexis Tsipras «une explication» sur le pourquoi de l’organisation du référendum du 5 juillet.

Car, a-t-il fait valoir, la question sur laquelle les Grecs étaient invités à s’exprimer «n’exist(ait) plus depuis longtemps». Les propositions des créanciers soumises au vote étaient «dépassées», a-t-il dit. Elles dataient de plus de huit jours et concernaient un plan d’aide qui a expiré la semaine dernière.

Les 19 ministres des finances de la zone euro vont examiner les nouvelles propositions promises par le premier ministre grec Alexis Tsipras lors d’un Eurogroupe, qui se tiendra à 13 heures à Bruxelles, avant que les chefs d’État et de gouvernement se réunissent à 18 heures.

L’Europe est divisée en deux camps, celui des faucons partisans d’une ligne dure avec Athènes, et qui ne verraient sans doute pas de problème majeur à laisser la Grèce sortir de l’euro. Schématiquement, il compte dans ses rangs l’Allemagne, les pays du Nord et de l’Est de la zone euro.

En face, les colombes sont plus accommodantes avec Athènes. Il s’agit de la France et des pays du Sud de l’Europe, avec l’appui du patron de la Commission Jean-Claude Juncker.

--> La carte interactive : la position des pays européens face à la Grèce

 

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