Charleroi: des marges pour financer le renouveau
Pour le bourgmestre, le redressement tient la route, la situation s’améliore même si ce n’est pas encore structurellement visible. Une analyse que ne partage pas l’opposition. Pour Luc Parmentier (Ecolo) et Sofie Merckx (PTB), « la qualité de l’offre au citoyen se détériore : des piscines ont été fermées, comme des guichets d’état civil ; on a sacrifié des plaines de jeux et des bibliothèques. En trois ans, plus d’un demi-millier d’emplois ont été perdus dans la fonction publique communale où l’effectif fond comme neige au soleil : en 2013, il y avait 3568 agents, on est tombé à 3020 en 2015 dont 1390 provisoires… » Selon Xavier Desgain (Ecolo), la plupart des projets de Charleroi sont comme les trains de la SNCB : annoncés 1, 2 et même 3 fois avant d’entrer en gare, beaucoup partent en retard et ceux qui démarrent à l’heure mettent plus longtemps que prévu à arriver à destination. Le conseiller déplore que, par les temps qui courent, la ville n’ait pas boosté les budgets de financement des politiques sociales instaurant le vivre ensemble. C’était le bon moment de le faire. Pour le bourgmestre, le taux d’exécution des projets s’est nettement amélioré par rapport à 2010 où il n’était que de 19 %. « Nous n’avons pas réussi à égaler le résultat de 2014 où nous avions atteint les 72 %, mais nous sommes toujours du bon côté de la moyenne avec un taux de 54 %. »





