Attaque mortelle dans une église en France: ce que l’on sait des auteurs

Le prêtre a été égorgé. Un des autres otages est actuellement entre la vie et la mort.

Temps de lecture: 3 min

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque qui a fait un mort ce mardi dans une église dans le nord-ouest de la France.

Des « soldats » de Daesh

Le groupe terroriste a affirmé que l’attaque avait été exécutée par deux de ses «  soldats », selon l’agence Amaq, un organe de propagande du groupe djihadiste. Les auteurs de l’attaque «  répondaient aux appels à prendre pour cible les pays de la coalition » internationale qui combat l’EI en Irak et en Syrie, d’après Amaq.

Un peu plus tôt, le président français avait déjà évoqué un « ignoble attentat terroriste  ». « Nous sommes face à un groupe, Daesh, qui a déclaré la guerre et nous devons mener cette guerre  », a-t-il ajouté.

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Les deux terroristes abattus

Les preneurs d’otage se sont introduits dans l’église pendant une cérémonie en milieu de matinée. Une religieuse est parvenue à sortir de l’église pour alerter la police qui a pu intervenir rapidement. La BRI de Rouen est rapidement intervenue et a encerclé l’église pour établir un périmètre de sécurité.

Les deux auteurs sont ensuite sortis sur le parvis de l’église, où ils ont été neutralisés et abattus. « L’intervention rapide de la BRI de Rouen a permis de libérer 3 otages sains et saufs », a signalé le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Près de leurs corps ont été retrouvés de fausses ceintures explosives et un pistolet qui n’était pas en état de marche.

Un des assaillants connu des services de police

L’un des deux assaillants de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray était connu des services de police et de la justice pour sa radicalisation. Il avait tenté à deux reprises de rejoindre la Syrie en 2015. Selon nos confrères de la Tribune de Genève, il s’agirait d’Adel K, un jeune homme de 19 ans.

Sa première tentative pour rejoindre la Syrie date de mars 2015. Il était encore mineur à l’époque. Il a été arrêté à Munich en Allemagne et a été placé sous contrôle judiciaire au domicile de ses parents, à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Selon la Tribune de Genève toujours, sa seconde tentative date de mai 2015. Il était alors majeur. Il a alors tenté de rejoindre la Syrie avec un ami d’enfance. Les deux jeunes avaient tenté de rejoindre la Turquie via la Suisse. Adel K a alors été intercepté à l’aéroport d’Istanbul avant d’être extradé vers la France. Le jeune homme avec qui il se trouvait a quant à lui pu rejoindre la Syrie. Aucune information ne permet à l’heure actuelle de dire s’il s’agit du second assaillant.

Lors de son retour en France, le jeune homme a directement été incarcéré. Il a été relâche après 10 mois de détention provisoire et a été libéré le 22 mars 2016. Il a alors été placé sous bracelet électronique dans l’attente d’un procès pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Le parquet avait tenté de s’opposer à sa libération, en vain.

Le deuxième assaillant, lui aussi abattu, n’a pour l’heure pas été identifié, notamment en raison des dégâts corporels causés par l’intervention de la police.

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