Crash volontaire, acte terroriste: les hypothèses de la disparition du vol MH370
1) Un crash volontaire
Il s’agit de l’hypothèse la plus récente. La cellule officielle de recherche – qui continue sa vaste opération de recherche des débris dans l’océan – s’oriente désormais vers la théorie d’un crash volontairement provoqué.
D’après Larry Vance, un expert ayant analysé plus de 200 accidents d’avion, un des pilotes aurait volontairement précipité l’avion dans la mer. Il tire cette conclusion de l’examen du débris retrouvé sur les côtes de l’île de la Réunion. Qu’un débris d’une aussi grande taille ait été retrouvé est le signe, selon Vance, que le crash a été voulu. Il a également expliqué que l’érosion le long du bord de fuite des parties de l’aile récupérées indique un atterrissage contrôlé.
De plus, le pilote avait mené une série de simulations de vol sur une certaine trajectoire, pour se diriger au-dessus du détroit de Malacca et des confins de l’océan Indien. Cette trajectoire ne ressemble pas à celle initialement prévue pour le vol MH370 (qui, pour rappel, devait atterrir à Pékin), mais à celle prise le jour du crash. Une différence de 900 miles (1.450 kilomètres) sépare toutefois les deux endroits.
Capture d’écran du reportage « 60 minutes » Special Investigation. En rouge les simulations qu’effectuait le pilote, en jaune le trajet du vol MH370 le jour de sa disparition.
Plus troublant encore, le magazine australien « 60 Minutes » révèle que les « Malaisiens » connaissaient l’existence des simulations du pilote, qu’il avait dissimulées dans son disque dur. Des informations qui auraient pu changer le cours de l’enquête australienne, si elles avaient été révélées plus tôt...
2) La piste terroriste
L’hypothèse d’un acte terroriste est expliquée par la présence dans l’avion de deux Iraniens, identifiés ultérieurement comme porteurs de passeports européens volés en Thaïlande. Cependant, l’absence de revendication d’un groupe terroriste met à mal cette hypothèse.
D’autres pensent que le supposé détournement de l’appareil a mal tourné, notamment grâce à la participation des passagers ou membres d’équipage.
3) L’incident technique
Selon l’enquête, l’avion transportait environ deux tonnes de batterie au lithium qui, en cas d’accident, peuvent s’enflammer et intoxiquer les passagers. Une autre piste évoquée concerne une soudaine chute du niveau d’oxygène qui aurait rendu les passagers et membres d’équipage inconscients. L’avion aurait continué de voler en pilote automatique, et ce serait écrasé en mer par manque de carburant.
Une théorie à présent contredite par les derniers éléments de l’enquête, qui dévoilent que l’appareil a changé quatre fois de direction en plein vol. Cela prouve que le pilote était aux commandes jusqu’à la fin, et non en mode automatique. Ce qui nous renvoie à la première hypothèse.





