Menace terroriste: les détails du plan sécurité de Charles Michel

Le Premier ministre détaille au « Soir » une série de mesures. La police pourra notamment avoir un accès aux caméras de surveillance privées, et les sociétés de gardiennage verront leurs compétences augmenter.

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L a réalité d’aujourd’hui est sans commune mesure avec ce que l’on connaissait jusqu’il y a deux ou trois ans. Tout ce que l’on croyait encore impossible devient une réalité », dit d’emblée Charles Michel. Pour le Premier ministre libéral, pas de doute, la sécurité sera l’enjeu-clé des prochaines années. « On a le sentiment qu’aller à un festival, à un feu d’artifice, prendre le métro, c’est peut-être prendre un risque », poursuit-il.

Face à cette situation, Charles Michel veut passer à l’action et tient un discours direct où il met en avant les solutions proposées par son gouvernement. Le recours aux caméras de surveillance sera ainsi plus fréquent, et les services de police seront raccordés aux caméras privées.

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De même, les sociétés de gardiennage verront leur rôle renforcé. « Je pense qu’on va devoir permettre sans doute dans certains cas à des agents privés de pouvoir ouvrir un sac, par exemple lors d’un festival, pour voir s’il ne contient pas une arme. » L’objectif étant de permettre aux policiers de se concentrer sur d’autres missions. Le Premier ministre compte aussi impliquer davantage les bourgmestres dans la détection du radicalisme. Le libéral annonce également la création d’un nouveau corps de sécurité qui sera uniquement dédié à la surveillance de sites potentiellement visés par une menace. Du personnel formé devrait y remplacer les militaires actuellement en poste.

Par ailleurs, Charles Michel n’élude pas la polémique du moment. Faut-il légiférer sur le burkini ? Alors que la N-VA, son partenaire de majorité, le souhaite, pour le Premier ministre, une loi ne réglera pas le problème. « En pratique, si on veut faire une loi, comment distinguer le burkini d’une combinaison de plongée ou de l’enfant qui va se baigner en tee-shirt pour éviter un coup de soleil ? », estime-t-il. Même si, pour lui, les bourgmestres doivent avoir le droit d’intervenir si, sur un plan local, des signes ostentatoires créent des troubles à l’ordre public.

►Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le Soir +

 

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