En combattant plus intensément la petite criminalité, l’Europe se donnerait les moyens de lutter plus efficacement contre le terrorisme. C’est ce qui ressort d’une étude de l’European Union Institute for Security Studies (EUISS), l’agence de l’Union européenne consacrée à l’analyse des questions de politique étrangère, de sécurité et de défense, et dont le rôle est de fournir des analyses destinées à orienter la politique de l’Europe. L’étude « The crime-terrorism nexus » rappelle les connexions entre terrorisme et criminalité. Le crime organisé, évidemment, mais aussi la petite délinquance remplissent les caisses de Daesh et financent le djihad.
« Le terrorisme lui-même est un crime souvent financé par une activité criminelle organisée. Mais dans le cas de Daesh, le lien va beaucoup plus loin
» , écrivent les auteures du rapport. Le groupe Etat islamique compte en effet parmi ses djihadistes européens un nombre particulièrement élevé de criminels. Entre 50 et 80 % d’entre eux ont un casier judiciaire, selon l’étude. A titre de comparaison : ils ne représentaient que 25 % du contingent d’Al-Qaïda.
Les djihadistes belges, pointe le rapport, ont pour la plupart été condamnés pour vol, agression ou voie de fait et ont généralement commencé leur carrière criminelle par des vols à petite échelle.
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