Elisabeth Borne défend sa vie privée

C’est un livre dont la Première ministre aimerait voir supprimer des passages s’il venait à être réédité. Elisabeth Borne n’a pas apprécié, dans La Secrète (Editions de l’Archipel), une biographie que lui consacre la journaliste Bérengère Bonte, les passages sur sa santé, sur le suicide de son père, revenu des camps d’extermination, ou sur son orientation sexuelle supposée. Son avocate, qui dénonce une « tyrannie de la transparence », a plaidé en ce sens ce mercredi devant le tribunal de Nanterre. Mais l’auteure du livre, qui défend une enquête sérieuse et fouillée pendant plus d’un an, persiste et signe.
C’est exclusivement le profil de la femme publique qu’elle a voulu éclairer, dit-elle. Dans une interview au magazine LGBT Têtu, Elisabeth Borne avait démenti des rumeurs qui couraient sur son homosexualité. Si tel était le cas, elle ne voyait pas pourquoi elle s’en cacherait, avait-elle balayé. Rien là que de bien banal. Sauf qu’elle avait fini par évoquer une relation avec un homme et qu’en enquêtant sur celui-ci, la journaliste s’est aperçue que ce dernier, par ailleurs ancien partisan de la « manif pour tous », était pacsé avec une autre femme. Si en France, contrairement aux Etats-Unis, la vie privée reste… privée et n’est pratiquement jamais exploitée par la presse et par les oppositions politiques, c’est la parole de la cheffe du gouvernement qui pourrait être décrédibilisée s’il devait s’avérer qu’elle a menti.
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