Denis Kadima, un poste cible
Depuis l’abbé Malu Malu, qui proclama le résultat des élections de 2006 juché sur un char et protégé par un gilet pare-balles, être président de la Commission électorale indépendante représente un poste à hauts risques, la seule certitude étant d’être accusé de partialité par les vaincus du scrutin. Et cela malgré le fait que le président de la Ceni, issu de la société civile, doit être présenté par les confessions religieuses. Corneille Nangaa, successeur de l’abbé Malu Malu, ne fut pas épargné. Il fut accusé de « rouler » pour Joseph Kabila ou son dauphin, et ce dernier… échoua lamentablement lors des élections du 28 décembre 2018. Un scrutin dont le résultat final ne fut jamais proclamé ! Ce qui donna lieu à un « accord politique » entre le président sortant, Joseph Kabila, et Félix Tshisekedi, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, l’un des fondateurs de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social).
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