Le Cavaliere quitte la scène sans dauphin désigné
Après moi le déluge. » Aimant s’imaginer éternel, Silvio Berlusconi, trois fois président du Conseil et « père » incontesté du parti libéral-conservateur Forza Italia (FI), qu’il a fondé en 1994, s’est toujours refusé à imaginer sa succession. Ces derniers mois, poussé par les siens et, surtout, par l’inexorable leucémie chronique qui l’affaiblissait un peu plus chaque jour, il semblait avoir accepté l’idée d’un remaniement de sa formation politique et de la nomination officieuse d’un dauphin. Il était toutefois déjà trop tard. Le jour suivant son énième hospitalisation de vendredi dernier, aurait dû avoir lieu une importante réunion dans son élégante villa de Arcore, aux portes de Milan, avec tous les ministres issus de FI, actuellement au gouvernement. Une occasion en or pour ébaucher ensemble les contours d’une inévitable nouvelle ère.
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