La dictée est-elle une exception française ?
C’est une sorte de délire national. » Voici les termes employés, le 9 juin, par la linguiste Julie Neveux sur le plateau de l’émission « Quotidien », sur TMC, pour décrire le rapport de l’Hexagone… à la dictée. « Il n’y a que la France qui fait ça, c’est dingue », a poursuivi tout sourire la membre du collectif « Les linguistes atterrées », groupe à l’origine du tract « Le français va très bien, merci ». « Il n’y a que les Français qui font des dictées ? », s’est étonné le présentateur, Yann Barthès. « Mais bien sûr ! », a-t-elle réitéré avec assurance. A raison ?
Pas vraiment. La linguiste n’a d’ailleurs mis qu’un jour pour se dédire sur Twitter : « Seule la France, parmi tous les pays à alphabet latin, organise des concours de dictée… pour adultes ! », a-t-elle ainsi précisé.
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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir2 Commentaires
"... une orthographe trop compliquée devenue un « objet de discrimination sociale ". Une sottise bien -pensante, une de plus... Il suffit de voir des lettres écrites avant 1940 par des personnes issues de milieux qu'on qualifierait à l'heure actuelle de défavorisés pour constater que leur orthographe était parfaite.
Détrompez-vous: un liasse de dictées de la fin du XIXe siècle montrait que si l'écriture était plus belle (ah, les pleins et les déliés...); l'orthographe était tout sauf brillante. Moi qui collectionne les cartes postales qui datent de vers 1910, je puis assurer qu'elles sont bourrées de fautes.